Clémentine Autain dit "partager la colère" de Fabien Roussel après son appel à "envahir" les préfectures

Clémentine Autain dit "partager la colère" de Fabien Roussel après son appel à "envahir" les préfectures

Clémentine Autain refuse de jeter la pierre à Fabien Roussel et préfère renvoyer la balle sur l'exécutif. La députée LFI dit "partager la colère" du secrétaire national du PCF ce vendredi sur BFMTV-RMC, après que ce dernier a appelé à "envahir" les préfectures pour lutter contre l'inflation.

Cette prise de position lui a valu des critiques de membres du camp présidentiel, mais surtout de plusieurs insoumis, dont leur leader, Jean-Luc Mélenchon. "On cherche la méthode", le défend néanmoins Clémentine Autain, tout en pointant du doigt un gouvernement qui "n'entend rien", selon elle.

"Que fait le gouvernement"

Et de développer: "Vous avez des millions de gens qui ont manifesté contre la réforme des retraites. Le gouvernement a répondu: 49.3! Vous avez des millions de gens qui n'en peuvent plus parce que c'est intenable aujourd'hui avec la compression des salaires et la hausse des prix. Que fait le gouvernement? Il fait confiance au marché, il n'agit pas, il ne bloque pas".

Dès lors, "on a un problème démocratique", juge l'élue de Seine-Saint-Denis, avant de poursuivre:

"Au fond, le débat que pose Fabien Roussel est celui de: que faire dans un cadre où tous les rouages de la démocratie sont malmenés, sont totalement piétinés par le gouvernement?"

"Sursaut"

Jean-Luc Mélenchon et plusieurs insoumis se sont montrés moins conciliants à l'égard de Fabien Roussel. Le leader de LFI, régulièrement critiqué par son homologue communiste, a dénoncé ce jeudi une "initiative violente" et "purement personnelle".

Clémentine Autain déplore un "règlement de compte par Twitter", et appelle la gauche à un "sursaut". "Si on continue comme ça, franchement, on n'est pas à la hauteur de la situation", insiste l'insoumise.

Elle plaide pour un renforcement des cadres de dialogues, "aussi bien au sein de La France insoumise (elle n'avait pas été retenue dans la direction du mouvement il y a quelques mois) qu'à l'échelle de la Nupes".

Cependant, l'unité paraît loin. Fabien Roussel a jeté une nouvelle pierre dans le jardin de ses partenaires de gauche ce jeudi. Auprès de Libération, le député du Nord a dit "non" à une éventuelle candidature commune de la gauche pour la prochaine présidentielle en 2027.

Réponse sur X (ex-Twitter) d'Olivier Faure, premier secrétaire du PS: "Les Français méritent mieux que le bal des égos". C'est peu dire que la Fête de l'Humanité, prévue ce week-end, ne s'ouvre pas sous les meilleurs auspices pour la gauche.

Article original publié sur BFMTV.com