Ces cinq moments où les athlètes n'auront pas le droit d'exprimer leurs opinions pendant les JO de Paris 2024

Libres, mais pas complètement. Le CIO a validé ce jeudi la reconduction des règles olympiques en matière de liberté d'expression des opinions personnelles des athlètes. La charte de Paris 2024 sera donc identique à celle suivie à Tokyo en 2021 et à Pékin en 2022.

L'expression d'opinions personnelles sous forme de "manifestation ou de propagande politique, religieuse ou raciale" sera donc formellement interdite durant cinq temps olympiques clairement définis dans la charte. Les athlètes ne pourront ainsi pas exprimer leurs points de vue sur ces sujets pendant la cérémonie d'ouverture, la cérémonie de clôture, les cérémonies des médailles, pendant la compétition elle-même ou quand ils se trouvent au village olympique.

Des sanctions pouvant aller jusqu'à la disqualification

Dans le reste des situations, comme lors des interviews en zone mixte, des conférences de presse, sur le terrain avant le début de la compétition, lors des réunions d'équipes, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, les athlètes sont libres de véhiculer les messages qu'ils souhaitent, à condition que ceux-ci soient respectueux des personnes, des pays ou des organisations. Sont ainsi interdites les manifestations perturbant les hymnes nationaux ou les présentations des athlètes ou équipes adverses.

S'ils contreviennent à cette règle dans ces cinq situations, les athlètes s'exposent à des sanctions disciplinaires "proportionnelles à l'infraction" pouvant aller jusqu'à la disqualification.

Article original publié sur RMC Sport