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Cinq ans de la mort d'Emiliano Sala: les confidences du buteur nantais un an avant sa disparition

Emiliano, vous êtes né à Cululu…

Oui c’est une toute petite ville. J’y ai vécu deux ans avec mes parents. Après on est parti dans une ville plus grande, à Progreso. J’y ai beaucoup de souvenirs. J’aime bien y retourner. C’est tranquille. J’ai grandi dans un endroit plutôt calme. J’aime bien la ville mais pour vivre, je préfère être dehors, la nature. C’est un peu plus compliqué ici (à Nantes). Quand je rentre je n’ai pas assez de temps pour faire ce que j’aime, la chasse, la pêche… Je mets ça un peu de côté, je vais voir les potes et la famille.

Qui était votre idole ?

Ça a toujours Gabriel Batistuta. Il m’a vraiment marqué par rapport à son style de jeu. J’aimais beaucoup le voir jouer.

Que représente Che Guevara pour vous ?

C’est quelqu’un qui a eu beaucoup d’autorité pour dire les choses et pour aller au bout de ses idées. Il a eu une grande personnalité. J’ai beaucoup de respect pour lui. Je me suis fait un tatouage (du Che) avec une phrase qu’il répétait souvent "Hasta la victoria siempre" ("Jusqu'à la victoire, toujours").

Il a une image très positive ou peut-il être critiqué ?

Comme partout, certaines personnes aimaient ses idées et d’autres étaient contre. L’important est de parler, de voir les différences.

On dit que les voyages forment la jeunesse. Vous êtes d’accord ?

Oui, c’est très formateur sur le plan humain. C’est bien de connaître les autres personnes, les autres coutumes, d'être sociable. Et d’apprendre. Je suis quelqu’un d’ouvert qui aime apprendre à connaître les autres. C’est un regard qui m’intéresse beaucoup.

Vous lisez beaucoup, quel est le livre qui vous a marqué ces dernières années…

C’est le livre d’un avant-centre, Martin Palermo (15 sélections avec l’Argentine entre 1999 et 2010). Il est très connu en Argentine. Il a traversé beaucoup d’épreuves avec pas mal de blessures et d’autres choses. Il a toujours su surpasser ses épreuves et il est devenu l’un des plus grands buteurs de Boca Juniors, l’un des clubs les plus importants d’Argentine. J’ai aimé la façon dont il a avancé dans le foot.

Vous ne lisez pas que des livres autour du sport…

Non, j’aime les livres policiers, les livres qui parlent de drame, qui donnent envie de continuer à lire.

On sent chez vous un combattant…

J’aime tout ce qui touche au combat, au sacrifice. Quand tu réussis en ayant fait des sacrifices, tu savoures deux fois plus.

Article original publié sur RMC Sport