Cinéma. “La Loi de Téhéran” : la lutte antidrogue en Iran, l’envers et l’enfer du décor

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Ce thriller de Saeed Roustayi, qui sort le 28 juillet en France, a battu des records au box-office iranien. Il raconte l’impitoyable jeu du chat et de la souris auquel se livrent trafiquants de drogue et policiers dans les bidonvilles de Téhéran. Décryptage.

“Quand mon père est mort, on a acheté du drap mortuaire à 6,5 [mille tomans, la devise iranienne] le mètre. Ma mère, elle, a acheté pour 4 [mille tomans] de tissu noir afin de se faire une robe.” C’est de cette réplique, prononcée par le trafiquant de drogue Nasser (Navid Mohammadzadeh) face à son avocat, que le film d’action La Loi de Téhéran tire son titre original en persan : Metri Shesh Va Nim, “Juste 6,5”. Le tissu pour les défunts coûte plus cher que celui pour les vivants : la remarque met en exergue “l’avance qu’a la mort sur la vie”, décrypte le site de la chaîne iranienne Iran International, diffusée depuis Londres.

“Le plus grave fléau du pays”

Lorsqu’arrive le générique de fin, le spectateur découvre aussi que 6,5 est le nombre de millions d’Iraniens qui consomment du crack, une drogue qui inonde le pays depuis l’Afghanistan et dont les autorités iraniennes sont impuissantes à endiguer la propagation, malgré une politique très répressive (le trafic de drogue est passible de la peine de mort). La Loi de Téhéran, qui s’ouvre sur une scène de course-poursuite à couper le souffle, raconte le démantèlement d’un réseau de trafic de crack par la police. Il met en scène le jeu du chat et de la souris auquel se livrent le personnage de Nasser et celui du policier Samad (Payman Maadi, vu dans Une Séparation), aussi incorruptible qu’expéditif.

Le film nous emmène dans les tristes bidonvilles de Téhéran, dans les méandres du système judiciaire iranien, dans les centres de détention : âpre et désespéré, il brosse un tableau sans fard de la toxicomanie, “le plus grave fléau social du pays”, souligne Iran International. Radio Zamaneh, une

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