Cinéma. Les Césars 2021, une cérémonie forcément étriquée

Le Temps (Lausanne)
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L’édition de 2020, avec le sacre polémique de Roman Polanski, avait fait couler beaucoup d’encre dans la presse étrangère. Rien de tel en vue cette année, alors que le cinéma français est plongé en plein marasme par la crise sanitaire.

“L’année passée, la soirée des Césars s’était achevée dans la zizanie et l’esclandre, se souvient Le Temps. Excédés par des années de clientélisme, rebutés par le patriarcat blanc, les professionnels de la profession obtenaient la démission du patron de l’Académie des Césars, le producteur Alain Terzian. Au terme d’une cérémonie pleine d’acidité et de rancœur, Roman Polanski, à jamais marqué au sceau de l’infamie suite au viol d’une mineure en 1977, était, affront ultime, sacré meilleur cinéaste. C’en était trop ! La comédienne Adèle Haenel a aussitôt quitté la salle, poing levé. Virginie Despentes rédigeait ‘On se lève et on se barre !’, un brûlot sans concession [publié dans le quotidien Libération]. La révolution était en marche !”

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Mais tout ça, c’était avant. Avant que l’épidémie de Covid-19, envahissant le monde, ne force les cinémas à fermer pour raisons sanitaires. Malgré une petite éclaircie l’été dernier, “le cinéma français a le

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