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Chutes de neige: pourquoi prévoir le lieu et la quantité des flocons reste difficile

Alerte pour les jours à venir. Météo France a indiqué ce mardi 16 janvier que 18 départements seraient, à partir de 22h ce jour, placés en vigilance orange pour des phénomènes de neige-verglas. Un chiffre qui devrait bondir à 34 départements pour la journée de mercredi. La zone concernée est une large bande allant de la Normandie à l'Alsace, en passant par les Hauts-de-France et le Bassin parisien.

Déjà, ce lundi, l'institut météorologique avait alerté sur l'arrivée d'un nouvel épisode neigeux, après celui survenu la semaine passée.

Météo France expliquait que des chutes de neige sont notamment probables à "90%" dans la Somme, l'Aisne et l'Oise et à "70%" dans toute l'Île-de-France, dans les départements de l'Eure, de Seine-Maritime, du Nord, du Pas-de-Calais, et à "60%" dans l'Est, de la Marne jusqu'aux deux départements du Rhin pour la journée de mercredi.

Exercice indécis

Plusieurs centimètres de neige sont désormais attendus sur une ligne Rouen/Charleville Mézières. La neige devrait commencer à apparaître par le nord de l'Île-de-France mardi soir, mais le gros de l'épisode est attendu de minuit à 8h du matin dans la nuit de mercredi à jeudi.

Dans un tweet publié en fin de matinée, Météo-France indique que pour la journée de mercredi, des chutes de 7 à 15 centimètres, localement 20, sont attendues entre la Normandie et la Picardie. De 2 à 5 centimètres sont également prévus sur le Bassin parisien.

Le lendemain, de 2 à 5 centimètres, localement 10, sont attendus sur le Bassie parisien, la Champagne et l'Alsace et de 1 à 3 centimètres, localement 5, en vallée de Loire.

En réalité, la localisation précise et les quantités de neige sont extrêmement difficiles à prévoir avec précision. Pour que les flocons tombent, il faut que plusieurs facteurs soient rassemblés, et parmi eux, la rencontre entre deux masses d'air l'une douce et humide, l’autre froide.

C'est actuellement ce qui se passe au dessus de la France, avec un air froid qui descend du pôle et un air subtropical qui remonte du sud, pour un point de rencontre aux environs de la Picardie.

Toutefois, et c'est un autre facteur capital, la température su sol et de l'air joue un rôle déterminant. En plaine, la neige se forme lorsque le thermomètre tourne autour de 0°C, or, comme le précise Météo-France, c'est à cette température que les prévisions deviennent les plus difficiles "car l'eau peut facilement et rapidement passer de l’état liquide à l’état solide, et inversement."

De manière générale, on apprend que la neige tombe lorsque la température est comprise entre −5°C et +1°C.

Pour cette raison, les prévisions insistent sur la possibilité de pluies verglaçantes dans les zones concernées. Selon Météo-France, ce phénomène se concrétise lorsque "les flocons de neige rencontrent au cours de leur chute une épaisse couche d’air à température positive, puis à nouveau de l’air à température négative." Alors, il pleut par température négative, et du verglas peut se former assez rapidement.

À l'inverse, il est également possible que des flocons de neige apparaissent par température positive. Alors que la neige se forme dans une masse d'air en altitude, les flocons, s'ils rencontrent une température positive à 300m d'altitude, n'auront pas le temps de fondre et chuteront. Si le sol est déjà froid, alors la couche de neige va tenir.

Prévisions compliquées

Afin d'affiner du mieux possible leurs prévisions, en particulier en ce qui concerne les températures, les prévisionnistes disposent de plusieurs outils. Parmi eux "des modèles de prévision", indique Météo France, qui insiste sur les simulations informatiques du comportement de l’atmosphère. Celles-ci doivent permettre "prévoir la chronologie de la perturbation et les précipitations associées."

En ce qui concerne la tenue de la neige au sol, "il reste difficile de déterminer avec certitude l’occurrence de neige, et encore plus sa tenue" malgré les innovations technologiques, insiste l'institut.

Comme l'indique pour sa part Futura Sciences, il est également difficile de déterminer à l'avance ces chutes puisque les trajectoires des perturbations peuvent dévier au dernier moment. De fait, les prévisions se font un jour, voire quelques heures avant.

Article original publié sur BFMTV.com