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Cholet: reconnu par des élèves sur un site pornographique, un personnel de collège démissionne

L'accès à la pornographie de jeunes adolescents a entraîné... la démission d'un personnel de collège, fin novembre à Chôlet dans le Maine-et-Loire. Une histoire "assez simple", témoigne le principal de l'établissement Trémolières, François-Régis Surzur, dans les colonnes du quotidien Ouest-France, qui a publié l'information en début de semaine.

"Au début, ça a commencé avec des élèves de troisième qui avaient reconnus un AED [un surveillant, NDLR] sur des sites pornographiques", raconte un élève à BFMTV.

"J'ai su des trucs que je ne devais pas savoir"

Dans le collège, l'information se répand comme une trainée de poudre. Et arrive jusqu'à la direction de l'établissement, qui décide de communiquer aux familles afin de les prévenir. "Depuis quelques jours, ont pu visionner des vidéos sur lesquelles ils ont reconnu un adulte de l’établissement qui diffuse ses relations intimes avec une autre personne majeure", est-il écrit dans une lettre envoyée aux parents.

Auprès de Ouest-France, François-Régis Surzur explique qu'après la prise de connaissance des faits, une enquête est menée "pour savoir ce qu’il en est, pour recueillir la parole des élèves, et recevoir l’intéressé".

Une élève interrogée par BFMTV se dit choquée. "Je viens d'arriver en 6e. Je ne savais pas ce que c'était et à cause d'eux [les autres élèves ayant visionné les vidéos] j'ai su des trucs que je ne devais pas savoir".

Le personnel "repéré parce qu’on a des mineurs qui regardent de la pornographie"

Le surveillant, qui avait rejoint le collège assez récemment, a présenté sa démission. "Vous comprendrez aisément la difficulté que peut avoir cette personne au sein de l’établissement", explique le principal.

"À partir du moment où elle reconnaît les faits. Et au-delà de cette reconnaissance de ces faits, c’est simplement pour elle une décision de se dire que c’est peut-être compliqué de travailler ou de rester au contact d’enfants", poursuit François-Régis Surzur.

Le responsable de collège de Chôlet souligne également auprès de Ouest-France que le personnel mis en cause "a été repéré parce qu’on a des mineurs qui regardent de la pornographie".

Le site où ont été publiées les vidéos, Pornhub, a d'ailleurs été dans le viseur de la justice pour ne pas avoir mis en place de système de vérification d'âge pour éviter la connexion d'internautes mineurs.

Article original publié sur BFMTV.com