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Choisir Aya Nakamura pour les JO-2024 revient à « humilier les Français », estime Marine Le Pen

Marine Le Pen sur France Inter le 20 mars 2024.
Marine Le Pen sur France Inter le 20 mars 2024.

POLITIQUE - Avoir Aya Nakamura sur la scène de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris ? Rien de moins qu’une humiliation voulue par Emmanuel Macron, selon Marine Le Pen. La triple candidate à l’Élysée s’est fermement opposée à ce qui n’est –à ce stade– qu’une rumeur jamais confirmée, estimant que la chanteuse française la plus écoutée dans le monde ne correspond pas à « l’image que l’on veut donner de notre pays ».

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« Ce n’est pas un beau symbole. C’est une provocation supplémentaire d’Emmanuel Macron. Il doit tous les matins se lever en se disant “Comment je vais réussir à humilier le peuple français, à les indigner ce matin ?” », a ironisé la députée du Pas-de-Calais sur FranceInter ce mercredi 20 mars.

Relancée par Léa Salamé sur le choix du mot « humilier », Marine Le Pen commence : « Parce qu’Aya Nakamura est ... » sans finir sa phrase. Avant de poursuivre : « Je ne vais même pas vous parler de l’entourage. Je vais vous parler de sa tenue, de sa vulgarité, du fait qu’elle ne chante pas français. Elle ne chante d’ailleurs pas étranger [sic] non plus. Elle chante on ne sait pas quoi », cingle-t-elle, réfutant le terme de « métissage » pour décrire le langage de la chanteuse.

Marine Le Pen juge « honteuses » les attaques envers Aya Nakamura

L’ex-présidente du RN se garde bien d’avancer le nom d’un ou d’une artiste qu’elle aimerait voir sur la scène de la cérémonie le 26 juillet. Mais elle estime que « c’est quelque chose qui doit rassembler, qui doit unir les Français ». « C’est difficile d’unir 100 % mais là, on voit bien que la volonté d’Emmanuel Macron a été une fois de plus de diviser, c’est ce qu’il sait faire de mieux », insiste-t-elle.

Marine Le Pen est loin d’être la première à fustiger ce qui n’est pourtant à ce stade qu’une hypothèse rapportée dans L’Express. À la droite de la droite, la chanteuse est prise pour cible depuis fin février, au point d’être citée et huée lors d’un meeting d’Éric Zemmour. Elle a également été visée par une action d’un groupuscule d'ultradroite qui a partagé sur les réseaux sociaux la photo d’une banderole haineuse. Ces offensives aux relents racistes ont pris une telle ampleur qu’une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris, après un signalement de la Licra.

Sur France Inter, Marine Le Pen a condamné des attaques « honteuses », déclarant que « la question n’est pas de remettre en cause sa nationalité ». Mais elle n’en démord pas : « La question est quelle est l’image que l’on veut donner de notre pays. Elle n’est pas quand même la seule artiste à vendre énormément dans le monde », conclut-elle. La seule non, mais la première oui.

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