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Chloé Jouannet : "Mon film est mignon et trash"

Vous avez présenté hier Allez ma fille, votre premier court métrage, en compétition au Festival de l’Alpe d’Huez : dans quel état d’esprit étiez-vous avant la projection ?

Chloé Jouannet. Honnêtement, j’avais mal au ventre. J’avais mis un pull en laine sans tee-shirt à même la peau, j’ai eu des bouffées de chaleur affreuses. Je n’étais pas au top. Quand je suis arrivée dans la salle avec tout le monde, il fallait que ça commence ! Le pire, c’est l’attente. Et après, quel soulagement, j’étais trop contente.

La pression était-elle supérieure à celle que vous pouvez ressentir en tant que comédienne ?

Oui, puisque j’ai écrit et réalisé le film. Si vous n’aimez pas, c’est moi le problème ! Je suis responsable à 100% !

Allez ma fille, qui évoque avec beaucoup d’humour et de sensibilité la relation père-fille, a reçu un très bel accueil des festivaliers : parmi toutes les louanges entendues, laquelle vous a le plus touchée ?

Les retours ont été fabuleux. Quelqu’un m’a dit : "C’est marrant, ton film, c’est vraiment toi, mignon et trash !"

Comment est née Allez ma fille ?

J’avais envie d’écrire un film depuis des années. Le format du court métrage m’a semblé le plus adapté pour débuter. Pendant le premier confinement, je suis retournée vivre chez mon père alors que cela faisait des années que j’avais quitté le nid. Je me suis alors rendu compte de la réalité pour un papa de gérer une fille adolescente, ma sœur Mado avait 13 ans. Cela m’a fait beaucoup rire tout en me renvoyant à ce que j’avais vécu. Quand j’ai eu l’idée de me lancer dans la réalisation, j’ai repensé à ces moments. Je me suis dit qu’avec mes sœurs, nous avions de la chance d’avoir un papa qui nous a toujours permis de dire ce que nous voulions et surtout d’être dans le dialogue. J’avais envie de rendre hommage à tous les papas. Et au mien en particulier. J’ai une famille de parents séparés mais qui s’adorent et s’aiment aujourd’hui d’une manière différente. J’avais aussi envie de parler de ça, que l’on peut se séparer sans tout casser.

Pour ce premier film, vous avez choisi le registre familial donc, qui fait écho à votre propre histoire : était-ce une évidence pour faire vos armes en réalisation plutôt que de vous lancer dans un pur exercice de style ?

Tu ne contrôles pas ce ...

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