Le chiffre du jour. Un gaspillage alimentaire indigne à Singapour

Courrier international (Paris)
·2 min de lecture

Dans le micro-État de Singapour, les 8 millions d’habitants vivent dans l’abondance et n’ont cure des conséquences environnementales du gaspillage alimentaire. The Straits Times plaide en faveur d’une prise de conscience de la population et des entreprises.

En moyenne, chaque foyer singapourien jette 2,5 kilos de nourriture chaque semaine. Des aliments encore consommables, précise The Straits Times. Soit l’équivalent de 342 millions de dollars [211 millions d’euros] chaque année. Ainsi, en 2019, 744 000 tonnes d’aliments ont été jetées à la poubelle, une hausse de 33 % par rapport à ce que le pays jetait en 2007. Le poids de 51 000 bus à deux étages, s’indigne le quotidien.

“Ne pas connaître le véritable coût des aliments nous conduit à ne pas prendre en compte leur valeur”, analyse le journal, qui a consacré une série d’articles à ce sujet.

“Dans le minuscule Singapour, malgré l’absence de ressources naturelles, nous ne manquons de rien. Et une des choses qui semblent ne jamais manquer, c’est la nourriture. Des marchés couverts de street food animés, des restaurants pleins et des étagères de supermarché bien approvisionnées rappellent combien la nourriture est toujours à portée de main, écrit The Straits Times. Cette abondance apparente conduit notre pays à considérer la nourriture comme un dû.”

À lire aussi: Alimentation. “Finissez votre assiette”, l’opération antigaspillage à la sauce chinoise

Le manque de données ralentit la prise de conscience

Certes, l’Agence nationale pour l’environnement mène campagne auprès des consommateurs pour les inciter à ne pas commander plus qu’ils ne peuvent manger ou à acheter des aliments dotés d’imperfections, qui finissent habituellement à la poubelle. Mais, l’auteure, Vanessa Liu, déplore l’absence de données sur le gaspillage alimentaire, notamment en ce qui concerne la chaîne d

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :