Des chercheurs percent les secrets du tombeau du "Prince Noir", célèbre chevalier du Moyen-Âge

·1 min de lecture

Très peu documentée, l'imposante sculpture qui orne la sépulture du "Prince Noir", fils du roi Edouard III et figure impitoyable de l'Angleterre médiévale, vient de faire l'objet d'une étude approfondie. Pour la première fois, des chercheurs l'ont sondée de l'intérieur...

Depuis plus de six siècles, le "Prince Noir" gît, les mains jointes, sous les voûtes silencieuses de la cathédrale de Canterbury. Du moins son effigie de métal grandeur nature, créée à la mort du chevalier en 1376 pour orner sa sépulture et rappeler au monde des vivants qu’il était l’un des guerriers les plus illustres de son temps. Pour la première fois, des chercheurs ont étudié en détail cette sculpture monumentale en métal fort singulière pour son temps, tant par sa précocité que par sa rareté. En effet, seules six grandes sculptures en métal coulé nous restent de l'Angleterre médiévale, et celle du Prince Noir, réalisée dans un alliage de cuivre doré, est la seule à avoir été façonnée entièrement en ronde-bosse (c'est-à-dire qui n'est pas physiquement attachée à un fond, contrairement à une figue en haut-relief).

Il est rare de trouver de nos jours un objet médiéval préservé sur le site même pour lequel il a été fabriqué, en grande partie intact. Seuls quelques éléments, comme une dague, ainsi que les pierres et les fleurons de sa couronne, viennent à manquer. Crédits : The Dean and Chapter of Canterbury pour The Burlington Magazine

Grâce à des techniques d'imagerie médicale et chimique comme la spectroscopie de fluorescence des rayons X, une équipe de l’Institut Courtauld, un établissement affilié à l'Université de Londres et spécialisé en histoire de l’art, a pu sonder le gisant de l’intérieur pour mieux comprendre sa structure et sa fabrication par des artisans de l’époque restés anonymes. Les conclusions de ces travaux ont été publiées le numéro de novembre 2021 de , un mensuel britannique dédié au patrimoine. "Jusqu'à présent, le manque de sources sur le tombeau du Prince Noir limitait notre compréhension de l’œuvre. Notre étude scientifique est donc l’occasion tant attendue de réévaluer ce gisant comme l'une des sculptures médiévales les plus précieuses du pays", a déclaré la co-auteure Jessica Barker, experte en sculpture médiévale à l’Institut Courtaul[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles