Publicité

"On l'a cherché partout": sur les lieux de la rave party en Israël, des familles cherchent encore leurs proches

Comme si le temps s'était arrêté. Sur le site du festival de musique techno, près de Réïm dans le désert du Néguev dans l'ouest d'Israël, des dizaines de voitures jonchent encore le sol après l'attaque surprise du Hamas samedi. Certaines sont calcinées, la plupart des autres ont les portes ou le coffre ouverts, comme abandonnées brutalement.

À l'intérieur, gisent les effets personnels du millier de jeunes festivaliers. Du maquillage, des lunettes de soleil, des peluches, des vêtements, des valises... Au moins 260 cadavres ont été retrouvés sur les lieux le lendemain du massacre par les secours israéliens. D'autres ont été enlevés et sont portés disparus, possibles otages du Hamas.

Sur place, l'équipe de journalistes de BFTMV - qui devait se rendre au kibboutz de Beeri mais qui s'est arrêté mercredi sur le site de la rave party interpellée par la scène de désolation -, a rencontré un jeune homme à la recherche de son frère disparu le jour de l'attaque terroriste. Cela fait trois fois depuis samedi qu'il revient sur le lieu du drame en quête de la moindre trace de son proche.

"Nous passons le terrain au peigne fin"

"On l'a cherché dans tous les hôpitaux, toutes les cliniques du pays, avec la police, personne n'a rien trouvé", déplore Itzhak Levy, le frère d'un festivalier disparu.

"Nous passons le terrain au peigne fin, nous essayons de trouver sa voiture ou son téléphone. Quelque chose qui appartient à notre frère".

Des volontaires sont aussi mobilisés pour venir récupérer les affaires des victimes afin de les rendre aux familles.

Plus loin, sur le lieu principal de la fête, un survivant du massacre est venu récupérer son véhicule, quasi intact.

"Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? C'est difficile de revenir, j'étais là, on faisait la fête et ils sont arrivés", déclare-t-il au volant de sa voiture.

Des militaires encore sur place

Plusieurs militaires de Tsahal, l'armée israélienne, se sont installés sur le site pour le protéger d'une nouvelle incursion de terroriste. Une mission à peine croyable pour certains soldats.

"Ce que nous avons vu sur la route, ce sont les mêmes choses terribles qu'on avait vues auparavant avec Daesh en Syrie, souligne Matanolij, un des soldats. Nous avons 35 ans et c'est la première fois que nous voyons des choses pareilles dans notre histoire."

Article original publié sur BFMTV.com