Publicité

Pour Chenu, les agriculteurs "ont raison" de "maintenir une forme de pression" sur l'exécutif

Emmanuel Macron serait-il un "peureux"? C'est ce qu'a soutenu Sébastien Chenu ce mardi 13 février sur BFMTV, au moment d'évoquer les consultations à venir entre l'exécutif et les agriculteurs, qui, inquiets de l'avancement des mesures annoncées en réaction à leur colère, menacent de faire repartir le mouvement.

"On les a baladés jusqu'à présent"

À moins de deux semaines du Salon de l'agriculture, le président de la République et Gabriel Attal auraient compris les mauvaises répercussions de la séquence actuelle en "termes d'images", selon le député du Rassemblement national. Soit, "la seule chose qui les intéresse", a-t-il avancé. Et de reprendre son propos:

"Donc, ils se disent 'oulala, notre image va en prendre un coup, vite recevons encore les agriculteurs!'"

Une allusion aux deux rendez-vous successifs prévus mardi et mercredi: le premier entre Gabriel Attal et la FNSEA, ainsi que les Jeunes agriculteurs; le second entre Emmanuel Macron et les syndicats agricoles. De son côté, l'Élysée a précisé que l'invitation adressée aux agriculteurs, intervenait "comme d'habitude", en amont du Salon de l'agriculture.

"Les agriculteurs ont très bien compris qu’on les a baladé jusqu’à présent", a néanmoins insisté Sébastien Chenu. "Et que [s'ils] ne montent pas le ton, [s'ils] ne poussent pas le gouvernement à bouger, eh bien on reviendra à la case départ." En ce sens, "ils ont raison" de "maintenir une certaine forme de pression", d'après lui.

Article original publié sur BFMTV.com