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Le chef de l'ONU Climat demande aux pays de nouveaux engagements "véritablement ambitieux" d'ici 2025

Le chef de l'ONU Climat a pressé ce jeudi 14 mars les nations du monde entier de formaliser d'ici début 2025 de nouveaux engagements climatiques ambitieux pour la prochaine décennie, estimant qu'ils seront les documents "les plus importants" jusqu'ici produits au cours de ce siècle.

L'accord de Paris de 2015 prévoit que les plans de réduction des émissions de CO2 de chaque pays sont formalisées tous les cinq ans par des "contributions déterminées au niveau national" (NDC en anglais). La troisième salve de révision, avec pour horizon 2035, doit être publiée d'ici la COP30 de Belém au Brésil en 2025.

Des engagements "véritablement ambitieux"

"Vos NDC 3.0 seront les documents relatifs au climat les plus importants produits pour l'instant au cours de ce siècle afin d'assurer la sécurité et la prospérité de vos peuples", a écrit Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) dans une lettre aux différents pays.

Il s'est dit prêt à aider à l'élaboration de nouveaux engagements "véritablement ambitieux".

Simon Stiell demande également aux nations de "travailler en parallèle pour mettre à jour les objectifs à horizon 2030" - ceux contenus dans les engagements actuels - "quand cela est possible".

Ceci, avec les futures NDC, "déterminera collectivement si le monde peut revenir sur une trajectoire mondiale d'émissions en ligne avec une limitation de la hausse des températures à 1,5°C au cours de ce siècle".

Cette limite est la plus ambitieuse de l'accord de Paris, qui entend limiter le réchauffement "bien en dessous" de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels, en poursuivant les efforts pour le limiter à 1,5°C.

Toutefois, les engagements climatiques pris par les pays du monde entier placent la planète sur une trajectoire de réchauffement catastrophique allant jusqu'à 2,9°C au cours de ce siècle, selon la dernière estimation de l'ONU publiée l'an dernier. Le monde en est en moyenne sur plusieurs années à environ +1,2°C.

"Cette année devra assurer un saut quantique dans la qualité et la quantité de la finance climatique", a aussi ajouté Simon Stiell, alors que cette question devrait être centrale à la COP29 de Bakou en novembre.

Article original publié sur BFMTV.com