Chantage à la sextape: un adjoint de Gaël Perdriau démissionne

Mairie de Saint-Etienne - AFP
Mairie de Saint-Etienne - AFP

Samy Kéfi-Jérôme, un des adjoints de Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne mis en cause dans l'affaire de chantage politique à la sex-tape qui secoue la ville depuis fin août, a annoncé vendredi à l'AFP avoir démissionné de ses mandats à la ville et à la métropole de Saint-Etienne. Samy Kéfi-Jérôme, l'adjoint municipal à l'éducation, est soupçonné d'avoir aidé Gaël Perdriau dans cette affaire de chantage politique.

"J'ai présenté ce matin ma démission de mes mandats de conseiller municipal et conseiller métropolitain" à la préfète de la Loire "et j'en ai informé monsieur le maire", écrit l'adjoint dans un communiqué transmis à l'AFP.

Gaël Perdriau délègue ses fonctions à la Métropole

L'affaire a éclaté fin août quand le site Mediapart a publié les confessions détaillées de l'ancien compagnon de M. Kéfi-Jérôme sur le tournage d'une vidéo compromettante, commanditée selon lui par le maire et son entourage pour neutraliser l'ex-premier adjoint centriste, Gilles Artigues. Selon lui, l'opération a été rétribuée via des prestations fictives facturées à deux associations culturelles subventionnées par la mairie.

"Je déplore les attaques personnelles dont je fais l'objet et constate que les conditions d'exercice de mes fonctions ne sont plus réunies", souligne vendredi dans son communiqué Samy Kéfi-Jérôme en soulignant qu'il vit "comme une profonde injustice" les accusations le visant.

Jeudi, il avait été annoncé que Gaël Perdriau allait déléguer ses fonctions de président à la Métropole de Saint-Etienne. Il ne présidera pas le prochain conseil métropolitain prévu le 29 septembre et n'assurera plus ses fonctions de représentation extérieure, a expliqué Christophe Faverjon, le maire communiste d'Unieux.

Une enquête judiciaire est en cours

L'enquête judiciaire, ouverte à Lyon après une plainte de Gilles Artigues, concerne la réalisation et l'usage de cette vidéo tournée en janvier 2015 dans laquelle on voit cet ex-député connu pour son engagement catholique et ses positions homophobes, se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris.

L'édile a été placé en garde à vue le 13 septembre, en même temps que son délateur, son adjoint à l'éducation et son directeur de cabinet.

Article original publié sur BFMTV.com