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“Des chèques pour calmer les paysans”, la méthode Attal ne fonctionne pas

Pour l’exécutif, il s’agissait d’un rendez-vous capital, et cette brève mise en contexte de Politico permet de comprendre pourquoi. “Un récent sondage a montré que 82 % des Français soutiennent les protestations des agriculteurs, mais seulement 17 % d’entre eux estiment que le gouvernement a été à la hauteur de la situation”, rapporte le média basé à Bruxelles. C’est pour cette raison qu’au moment où “le Rassemblement national tente de capitaliser sur ce mécontentement”, vendredi 26 janvier, “le gouvernement a tenté de se montrer sensible aux revendications des agriculteurs”.

L’homme en charge de cette mission était le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, qui s’est donc rendu en Haute-Garonne, et plus précisément à Montastruc-de-Salies, pour annoncer les premières mesures du gouvernement pour répondre à la colère des agriculteurs. Celles-ci peuvent être résumées en une formule, selon le média suisse Blick, qui condense sa pensée en un titre : “signer des chèques pour calmer les paysans”.

Oui, car comme le précise le quotidien basé à Zurich, les “concessions budgétaire” ont été nombreuses. D’abord, “le renoncement à la hausse prévue du prix du gasoil agricole, qui devait ramener de l’argent dans les caisses de l’État, précise le correspondant à Paris du journal, qui évoque, un manque à gagner pour l’État qui se chiffre à 1,2 milliard d’euros au minimum”.

“Second chèque, poursuit Blick, celui qui concerne les aides d’urgence qui seront débloquées pour lutter contre la maladie hémorragique épizootique qui touche les bovins. Le premier montant évoqué est de 50 millions d’euros. Enfin, troisième chèque, les aides d’urgence pour les secteurs les plus touchés de l’agriculture, qui pourraient atteindre entre 200 et 300 millions d’euros si on les additionne toutes.”

“Blocus de Paris et de la petite couronne”

Pour le reste, les annonces principales ont concerné des mesures de simplification des obligations administratives considérées trop complexes par les agriculteurs, ainsi que “des sanctions contre les distributeurs qui vendent à perte certains produits”.

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