"C'est historique": Rachel Keke pourrait devenir la première femme de chambre à entrer à l'Assemblée

Candidate de la Nupes dans le Val-de-Marne, Rachel Keke est arrivée en tête au premier tourdes législatives, devant l'ex-ministre des Sports Roxana Maracineanu. Elle pourrait devenir la première femme de chambre à entrer à l'Assemblée nationale.

"C'est une très très belle histoire, c'est historique". Rachel Keke, candidate de la Nupes dans le Val-de-Marne, est arrivée largement en tête au premier tour des législatives ce dimanche, avec 37,22% des suffrages exprimés, et pourrait devenir la première femme de chambre élue à l'Assemblée nationale. Elle devance de plus de 4000 voix l'ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu, qui se présente sous l'étiquette Ensemble (majorité), et qu'elle affrontera au second tour.

"C'est une très très belle histoire, c'est historique, surtout pour une femme de chambre, une femme de ménage d'être à l'Assemblée nationale et d'avoir la majorité devant l'ancienne ministre des sports", lance la candidate de l'union de gauche ce lundi sur BFMTV, déclarant vouloir "représenter la voix des sans-voix à l'Assemblée nationale".

"La lutte paye, et c'est dans les urnes que l'on peut s'exprimer"

Âgée de 47 ans, Rachel Keke s'est fait connaître lors des 22 mois de grève des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles à Paris, pendant lesquels elle portait les revendications de ses collègues. Elles avaient réussi à obtenir en mai dernier un accord prévoyant une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail.

Elle assure que si elle est élue à l'Assemblée nationale, elle sera "une députée exemplaire, une députée qui va porter la voix des sans voix", et qu'elle viendra en aide aux "métier essentiels qui ont été méprisés, mal payés qui sont aujourd'hui dans la lutte pour être revalorisés, pour qu'on leur donne plus de salaire, et qui n'ont pas été entendus".

Rachel Keke assure également que cela ne la gêne pas que l'on rappelle sans cesse qu'elle est femme de ménage, "c'est une fierté. Il n'y a pas de sous-métier, donc être femme de chambre, éboueur ou agent de sécurité, c'est un grand plaisir, c'est un honneur. S'il n'y a pas de femme de chambre il n'y a pas de tourisme en France, il n'y pas d'hôtellerie. Donc notre métier est un grand métier".

Article original publié sur BFMTV.com

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