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Centre Pompidou : Rachida Dati annonce la fin de la plus longue grève de l’histoire du musée

Depuis le 16 octobre, le message « en grève » s’affiche sur la façade du musée français fondé en 1977.
ALAIN JOCARD / AFP Depuis le 16 octobre, le message « en grève » s’affiche sur la façade du musée français fondé en 1977.

CULTURE - « Cent jours de grève, c’est inédit dans l’histoire du Centre Pompidou ». La plus longue grève qu’ait connue le Centre Pompidou a finalement pris fin ce lundi 29 janvier, comme l’a annoncé la ministre de la Culture Rachida Dati, qui a assuré vouloir mettre un terme à une « situation d’enlisement » dès son entrée dans le gouvernement Attal.

Le Centre Pompidou va fermer pour travaux de 2025 à 2030

Depuis le 16 octobre, une partie du personnel du centre national d’art et de culture Georges-Pompidou était en grève pour demander des garanties d’emploi durant la longue période de fermeture du musée, prévue de 2025 à 2030.

Face à cette crise sans précédent pour le musée français, la ministre de la Culture fraîchement nommée a indiqué dans un communiqué se réjouir « de la fin du conflit social au Centre Pompidou ».

Selon Rachida Dati, un « protocole d’accord relatif à l’accompagnement des équipes pendant les travaux dont (le musée) fera l’objet entre 2025 et 2030 grâce au soutien de l’État » a été signé entre les différentes parties. À savoir : le Centre Pompidou et les organisations syndicales à l’origine du mouvement de grève (SPCP-FO et CFDT-Culture). La ministre a d’ailleurs tenu à saluer l’« esprit de responsabilité » des agents et de la direction du musée pour parvenir à cet accord.

Des avancées et des frustrations

Pour autant, la ministre ne précise pas dans son communiqué le contenu exact de ce « protocole » mettant fin à près de 100 jours de grève. Selon le journal Le Monde, qui a pu consulter l’accord signé ce lundi, aucun employé en CDD ou CDI ne sera licencié durant les travaux.

Par ailleurs, la direction du cinquième site touristique le plus fréquenté de Paris a proposé de « cédéiser » une partie des contrats précaires, d’augmenter le budget de formation et d’accompagner les salariés durant cette période délicate. Le statut de droit public des agents sera également préservé pendant la fermeture du Centre Pompidou. L’établissement s’est aussi engagé par écrit à ce que la fermeture n’occasionne aucun départ contraint.

Toutefois, les agents en grève ont été obligés de céder du terrain sur deux de leurs revendications principales : la non-externalisation et l’assurance d’un lieu unique dans Paris pour continuer à faire vivre les activités du musée durant les cinq années de fermeture.

Autre bémol souligné par Le Monde : l’absence de certains syndicats engagés dans le conflit social. Parmi eux, la CGT, UNSA ou Sud. « Notre section locale, qui n’a pas le pouvoir de signature, a été prévenue à 10 h 30 pour une signature à midi ! Certaines organisations syndicales ont été contactées et pas d’autres, c’est de la pure discrimination syndicale », reproche Nathalie Ramos, secrétaire générale CGT-Culture, qui confie ne pas avoir été « invitée à la signature ».

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