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Le cavalier Kevin Staut visé par une plainte pour violences conjugales

France's horseman Kevin Staut steers his horse Urhelia Lutterbach as they compete in the Longines FEI Jumping Nations Cup Final at the Olympic arena of the Real Club de Polo of Barcelona on October 6, 2019. (Photo by PAU BARRENA / AFP)
PAU BARRENA / AFP France's horseman Kevin Staut steers his horse Urhelia Lutterbach as they compete in the Longines FEI Jumping Nations Cup Final at the Olympic arena of the Real Club de Polo of Barcelona on October 6, 2019. (Photo by PAU BARRENA / AFP)

VIOLENCES CONJUGALES - Le cavalier français Kevin Staut est visé par une plainte déposée par sa compagne, la cavalière norvégienne Marie Valdar Longem, à la suite de violences qu’elle aurait subies dans une chambre d’hôtel à Bordeaux en marge d’un concours international le 2 février dernier.

« La plainte a été déposée au parquet de Lisieux », a indiqué à l’AFP son avocat, Antonin Lévy. « Ma cliente est marquée par la situation mais bien déterminée à ce que d’autres n’aient pas à vivre ce qu’elle a vécu », a déclaré de son côté à l’AFP l’avocat norvégien de la cavalière, Halvard Helle.

Elle accuse le cavalier, champion olympique 2016 par équipes de saut d’obstacles de lui avoir donné un coup de tête au visage avant de la laisser sur place, le nez ensanglanté, précise une source proche du dossier. Elle aurait également été victime d’une commotion.

Le cavalier nie et aurait porté plainte

Kevin Staut n’a pas pu être joint par l’AFP, mais le journal l’Équipe a pu lui parler. Il nie les faits et dit avoir « été violemment agressé verbalement et physiquement dans un contexte privé ». Il aurait également porté plainte pour violence et déclaré une interruption temporaire de travail (ITT).

« Apprendre aujourd’hui que son agresseur prétend être une victime est inacceptable et faux, a réagi, toujours dans l’Équipe, Antonin Lévy. Elle porte plainte car elle est la seule et unique victime, pour s’assurer que ces actes ne se reproduiront pas envers d’autres personnes, et pour que le sport demeure un espace sûr pour elle et les autres femmes.  »

D’après le quotidien sportif, la cavalière a porté plainte le 4 février à Oslo car aucun interprète n’était disponible au commissariat de Bordeaux. La Fédération équestre norvégienne a confirmé, via sa secrétaire générale Beate Heieren Hundhammer, avoir été informée « d’un signalement déposé auprès du département juridique de la FEI par l’un de nos athlètes ».

« La Fédération équestre norvégienne a une tolérance zéro pour toute forme d’abus et de violence », a poursuivi Heieren Hundhammer, ajoutant que l’instance norvégienne du sport équestre attendait de la Fédération internationale (FEI) « un traitement approfondi de cette grave affaire ».

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