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Le “troc” d’Orban sur l’aide à l’Ukraine

Un dirigeant hongrois, Viktor Orban, tout sourire, exhibant fièrement une étoile du drapeau européen – dissimulée dans sa veste – à son acolyte, le président russe Vladimir Poutine, qui le regarde d’un air entendu. Voilà la dernière une de l’hebdomadaire conservateur polonais Wprost, qui revient dans un édito sur le sommet européen du 1er février, où le Premier ministre magyar a rapidement cédé face à ses homologues, réunis pour voter un plan d’aide de 50 milliards d’euros à l’Ukraine.

Le rédacteur en chef de la publication se réjouit dans son édito que Viktor Orban, qui “a tenté jusqu’au dernier moment de jouer le rôle d’un adversaire coriace du soutien de l’UE à l’Ukraine”, ait fini par “capituler”.

La publication conclut que les menaces russes de “guerre imminente avec l’Otann’ont pas connu le succès escompté : “Au lieu de paralyser l’Occident par la peur du tout-puissant Kremlin, [ces menaces] mobilisent même les politiciens les plus réticents à l’action.”

Le Premier ministre hongrois, qui ne cesse de faire le jeu du Kremlin depuis l’invasion russe en Ukraine, appelant à la paix face à des Ukrainiens qualifiés de belliqueux, “a finalement compris que s’opposer à la volonté de la majorité de l’UE n’est tout simplement pas payant”. Et l’hebdomadaire de saluer ce “changement significatif”, pour “quelqu’un qui, jusqu’à présent, a volontiers troqué la solidarité européenne à l’heure de soutenir l’Ukraine contre l’opportunité de serrer la main à Vladimir Poutine”.

Plus important encore, la publication souligne que “les dirigeants auparavant chancelants, comme le chancelier allemand Olaf Scholz ou le président français Emmanuel Macron, ont probablement revu leur position pour de bon”. Un retournement, qui combiné à la décision de l’homme fort hongrois de ne pas user de son veto, concourt à préserver “la crédibilité de l’UE à l’égard de l’Ukraine”.

Wprost en conclut que, pour les dirigeants européens, la guerre en Ukraine relève désormais d’un “problème existentiel” pour l’Union, dont les “programmes d’aide militaire” arrivent à point nommé pour atténuer “au moins légèrement les pertes dues au ralentissement du soutien américain”.

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