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Cantines scolaires: une centaine d'élus demandent à l'État de "faciliter la mise en place" des repas végétariens

Cantines scolaires: une centaine d'élus demandent à l'État de "faciliter la mise en place" des repas végétariens
Plusieurs députés soutiennent une proposition de loi pour mettre en place des menus végétariens dans les cantines scolaires. - Jeff Pachoud - AFP
Plusieurs députés soutiennent une proposition de loi pour mettre en place des menus végétariens dans les cantines scolaires. - Jeff Pachoud - AFP

Ils s'inquiètent de voir "les menus végétariens disparaître de nos cantines scolaires". Dans une tribune dans Le Monde, une centaine de maires, de présidents et présidentes de collectivités, de tous bords politiques, ont fait part de leur peur de voir l'alternative végétarienne menacée par un arrêté en cours d'écriture.

Cet arrêté précise la fréquence minimale de consommation de viande et de poisson dans la restauration scolaire. "Cette fréquence imposée pourrait rendre impossible l’alternative végétarienne pour la restauration scolaire", affirment-ils. Parmi les signataires se trouvent Grégory Doucet, le maire de Lyon, Eric Piolle, celui de Grenoble, Pierre Hurmic, celui de Bordeaux et Jeanne Barseghian, celle de Strasbourg.

L'ensemble de ces élus estiment que "les repas végétariens sont bénéfiques" et appellent donc le gouvernement à faciliter leur mise en place "pas l’entraver".

"Un pas en arrière sur de nombreux plans"

Empêcher pour la restauration scolaire de proposer une telle alternative "serait un pas en arrière sur de nombreux plans", selon les signataires de la tribune. Du point de vue de la santé, car réduire la consommation de viande "permet de réduire les risques de maladies chroniques d'origine nutritionnelle, comme l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou encore les cancers".

Mais aussi d'un point de vue social et sociétal selon eux, car "un repas végétarien est fondamentalement inclusif". Ces repas vont également dans le sens du climat, affirment-ils: "L’alimentation représente 24 % de l’empreinte carbone des ménages français. La consommation carnée près de deux tiers de notre alimentation. Il est indispensable d’adapter notre système alimentaire aux enjeux climatiques et aux limites planétaires."

En France, près de deux cents communes ont adopté l’alternative végétarienne, selon un décompte de Greenpeace. "Les parents et, surtout, les enfants, sont convaincus par cette alternative. Plutôt que de mettre un terme à une expérimentation qui a fait ses preuves, pérennisons-la!", concluent-ils.

Article original publié sur BFMTV.com