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Cannes 2023 jour 4 : un premier favori pour la Palme, un ciné sur transat, un rappeur inattendu... les moments qu'il ne fallait pas rater

Bac Films
Bac Films

La pluie s'est bel et bien invitée sur la Croisette. Les festivaliers ont donc dû braver la pluie pour aller découvrir les films de cette nouvelle journée à Cannes. Mais avec de très fortes surprises à la clé, dont un film dont la rumeur prédit déjà une récompense au palmarès.

Comme à son habitude, l’équipe d’AlloCiné est présente sur les lieux pour vivre et vous faire vivre la compétition, mais aussi les découvertes, les surprises et les imprévus qui l’accompagnent. Pour ce nouveau récapitulatif quotidien, retour sur la journée du 19 mai, marquée par le retour d'un célèbre aventurier.

Le premier choc susceptible d'avoir la Palme

À quoi ressemble le contrechamp de la barbarie ? Le Britannique Jonathan Glazer répond à cette question avec l’uppercut The Zone of Interest, présenté en compétition au 76e Festival de Cannes. Il suit le quotidien d'une famille qui vit à un mur seulement du camp d'Auschwitz.

Forcément provocateur, ce concept permet au réalisateur d’explorer le visage le plus sombre de l’être humain, sourd et aveugle face à l’atrocité. Peut-on réellement s’habituer à la cruauté et l’inviter dans notre quotidien ? Entre cinéma traditionnel et expérimental, The Zone of Interest choque particulièrement parce qu’il ne montre rien. Tout relève du hors-champ.

Le film, présenté en compétition, s'impose déjà comme un favori pour la Palme d'or.

Une sensation venue du Royaume-Uni

Le Festival de Cannes raffole de ces moments, où un film fait sensation et semble faire l'unanimité partout. Ce vendredi, du côté du Certain Regard, le film How To Have Sex s'est inscrit directement dans cette catégorie. Avec son titre, qui attire forcément l'attention, ce premier long métrage réalisé par Molly Manning Walker a de nombreux atouts pour plaire : de vraies idées de cinéma, un scénario solide, un sujet sexy (celui de jeunes se laissant aller à toutes les tentations)... Mais derrière ce vernis, un propos très fort sur l'injonction à "coucher" avec quelqu'un quand on est jeune, et surtout la notion de zone grise, ou de consentement. Le casting du film est impeccable. On parie que vous allez entendre parler de ce film, distribué par le même éditeur de film (Condor) que le remarqué Aftersun de Charlotte Wells, avec Paul Mescal.

La séance transat(tlantique) du jour

Projeter un film sur une navigatrice, les pieds dans l'eau ou presque ! Voilà la bonne idée du Festival de Cannes qui a choisi de projeter le biopic Flo, consacré à la navigatrice Florence Arthaud, dans le cadre du Cinéma de la plage.

Le Cinéma de la plage est une des institutions du festival : des transats, un écran géant à côté de la mer, et la projection d'un film, avec un accès gratuit et ne nécessitant pas d'accréditation. Une façon d'ouvrir le festival aux Cannois, tout au long de la Quinzaine, quand la météo le permet. Pour Flo, réalisé par la navigatrice Géraldine Danon, une pluie fine s'est invitée par moments, comme une séance 4D, embruns compris !

Flo raconte la vie de Florence Arthaud comme une battante et une femme libre, avec des scènes en mer très réussies, mais aussi un début de polémique sur la façon dont est dépeinte la navigatrice et son entourage. Un épisode judiciaire a même été ouvert, comme l'a dévoilé France Inter. Florence Arthaud est incarnée par Stéphane Caillard, remarquée dans la série Marseille, sur Netflix. Le film sortira le 29 novembre au cinéma.

Le secret beauté d’Harrison Ford

Mais comment est-il toujours aussi fringant à 80 ans ? Harrison Ford a levé le voile sur ce mystère pendant le conférence de presse d’Indiana Jones et le Cadran de la destinée, où il lui a été demandé comment il avait réussi à rester sexy et se mesurer à l’imposant Mads Mikkelsen : "J’ai eu la chance d’avoir ce corps. Merci de l’avoir remarqué", a-t-il avoué, déclenchant l’hilarité des journalistes présents.

"Même que des fois, moi ze vomis"

La Palme d'Or de l'année dernière, Sans filtre de Ruben Östlund, a remis au goût du jour les séquences de vomi au cinéma. Ainsi, How to have sex, évoqué ci-dessus, avec ses moments arrosés, n'est pas exempt de scènes suggérées, se finissant en gueule de bois.

Côté cinéma français, le film Vincent doit mourir, sélectionné à la Semaine de la Critique, contient elle aussi une scène de vomi furtive étonnante. Dans ce premier long-métrage de Stephan Castang, Karim Leklou incarne un homme ordinaire qui est agressé, sans raison apparente, par des personnes qui croisent sa route. Dans une scène, il se bat avec un postier dans des déjections et la susbtance et l'odeur n'aidant pas, le personnage de Karim Leklou nous sort un beau filet de vomi.

Les invasions barbares

Qu’il s’agisse d’un court ou d’un long, un film de Bertrand Mandico ne laisse personne indifférent. Et c’est l’un de ses grandes qualités, avec son talent visuel qu’il met au service d’une exploration des genres (cinématographiques et sexuels), dans des récits où théâtre et cinéma se mélangent. A grands renforts, bien souvent, de fluides de toutes sortes.

Relecture féminine des romans de fantasy de Robert E. Howard, jadis adaptés avec Arnold Schwarzenegger, Conann ne fait pas tâche dans sa filmographie. Doté d’un sublime noir et blanc et des éclairs de couleurs viennent déchirer, il nous vaut quelques scènes graphiques et marquantes. Comme ce moment où les ennemies de l’héroïne, empoisonnée par ses soins, vomissent (eh oui, quelle journée) de l’hémoglobine. D’où le terme de "gerbes de sang".

Ceylan mais c’est beau

3h17 n’est pas le record de durée du Festival de Cannes 2023, mais c’est celui de Nuri Bilge Ceylan, qui bat d’une minute sa Palme d’Or Winter Sleep sur ce plan. Comme à son habitude, le cinéaste mêle beauté visuelle et dialogues réalistes dans cette histoire d’un professeur qui désespère de pouvoir quitter son village. A l’exception d’une scène particulièrement étonnante dans sa manière de trancher avec le ton global, Les Herbes sèches n’ennuie pourtant pas, et fascine parfois.

Mais il faut reconnaître que le cinéaste turc met à l’épreuve le résistance des festivaliers. Et notamment lors de deux (longues) scènes qui se déroulent autour d’une source, avec un bruit d’écoulement d’eau qui accompagne les échanges des deux personnages, et n’a certainement pas fait le bonheur des petites vessies.

Omar la fraise a mis le feu en Séance de Minuit

Premier long-métrage en tant que réalisateur d'Elias Belkeddar, scénariste sur Mes jours de gloire et Athena, Omar La Fraise était présenté ce vendredi 19 mai en Séance de Minuit. Les stars du film, Reda Kateb, Benoît Magimel et Meriem Amar, ont monté les marches en musique et ont été accueillis avec beaucoup d'énergie dans la salle.

Énergie qui n'a pas faibli après la projection puisque l'équipe d'Omar La Fraise a eu droit à de longs applaudissements. Cette comédie flamboyante, qui raconte la cavale et la chute de deux gangsters reclus en Algérie, sortira au cinéma le 24 mai.

... avec un rappeur sensible

Lorsque l’on vous dit que Roger, l’un des deux personnages principaux d’Omar la Fraise est un truand capable d’improviser un rap au bord d’une piscine, vous imaginez Benoît Magimel dans sa peau ? Non ? Et c’est justement tout le génie de la prestation de l’acteur dans ce premier long métrage qui mélange comédie et polar.

Classe, drôle et touchant, l’acteur rappelle une fois de plus son talent et se présente comme l’un des rares comédiens capables d’exceller dans un rôle qui, sur le papier, ne semble absolument pas pour lui. C’est déjà arrivé de gagner un César trois années de suite ?

La CGT entre en action

Ils avaient promis des actions, mais les interdictions de manifester autour du Palais semblaient avoir mis un coup de frein à leurs ambitions. Mais non : des membres de la CGT ont bel et bien manifesté devant le Carlton, pour protester contre la réforme des retraites.

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