Publicité

Une canicule marine, qu’est-ce que c’est ?

Les canicules deviennent, hélas, notre ordinaire. Certains vacanciers à la plage ont découvert l'impact de canicules d'un autre genre : les canicules marines. Il est difficile pour l'heure d'en comprendre encore tous les mécanismes et les conséquences.

Le phénomène est invisible depuis le continent, mais il fait des dégâts considérables : nos océans et nos mers subissent des canicules marines, qualifiées par certains d’"incendies sous l’eau".

Ces vagues de chaleur océaniques se répètent depuis quelques années et gagnent en intensité et en durée quelquefois plus longue qu’à terre. Faune et flore sont touchées de plein fouet, sur plusieurs mètres de profondeur sous la surface de l’eau et sur de grandes superficies. Ce phénomène est appelé à se répéter sur notre planète avec l'augmentation des températures.

Ces masses liquides océaniques, qui représentent 97% de la totalité de l’eau présente sur Terre, sont interconnectées à notre climat, et les températures en hausse en accentuent le dérèglement.

Une canicule marine, qu’est-ce que c’est ?

Début avril 2023, la température moyenne à la surface des océans, à l'exception des eaux polaires, a atteint 21,1°C selon l’Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).

Les estimations mensuelles de l’agence indiquent que 41% des océans subissent ces vagues de chaleur intenses en janvier 2024, une première pour un mois de janvier depuis 1991.

Une vague de chaleur marine est caractérisée par une température de l’eau nettement supérieure aux normales climatiques pendant un minimum de cinq jours consécutifs.

Les activités humaines sont à incriminer

Il faut se représenter ces canicules comme les situations extrêmes d’un phénomène plus global de réchauffement des eaux. Les données analysées par une étude d’octobre 2022 concluaient que les eaux de surface sur 2000 mètres des océans de la planète s’étaient considérablement réchauffées depuis les années 1950, certains océans comme l’Atlantique étant plus touchés que d’autres.

Le rapport spécial du Giec portant sur les océans et la cryosphère de 2019 établit comme fort probable le lien direct entre les émissions de gaz à effet de serre émanant des activités humaines et les 84 à 90% des vagues de chaleur marines surv[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi