Publicité

Sur le cancer du roi Charles III, Stéphane Bern s’explique après ses propos critiqués qui font le lien avec Harry

Stéphane Bern s’explique suite à ses propos sur le cancer du roi Charles III.
Antoine Gyori - Corbis via Getty Images Stéphane Bern s’explique suite à ses propos sur le cancer du roi Charles III.

SANTÉ - Stéphane Bern fait volte-face. Dans une interview au Parisien, l’animateur de télévision, spécialiste des monarchies, de l’histoire et du patrimoine, a fait un lien entre le cancer de Charles III et les « chocs émotionnels » vécus récemment. Des propos qui ont provoqué un tollé parmi les scientifiques, que Stéphane Berne a tenu à rectifier, ce mardi 6 février.

Charles III souffre d’un cancer : ce que l’on sait (et ce qu’on ignore) de la maladie du roi

« Jamais je n’ai dit que le cancer du roi était dû aux problèmes avec son fils Harry. Je sais par ses proches qu’il a douloureusement vécu la mort de ses parents et l’éloignement de son fils qu’il aime tendrement », a-t-il tweeté.

Retour en arrière : suite à l’annonce par Buckingham Palace du cancer du monarque, dans la soirée de lundi, Le Parisien publie une interview de Stéphane Bern. Le journal lui demande si le retour du prince Harry depuis les États-Unis pour voir son père, avec qui les relations sont tendues, est un mauvais signe quant à la santé du roi.

À cela, il répond : « Ce n’est pas non plus un retour toutes affaires cessantes, mais dans les prochains jours. Cette maladie va au moins servir à panser les plaies familiales toujours douloureuses. On sait que les cancers peuvent se développer à la faveur de chocs émotionnels. Et, avec Harry, l’épreuve a été très douloureuse. »

Une corrélation, et pas une causalité

Cette affirmation, selon laquelle les cancers « peuvent se développer à la faveur de chocs émotionnels » a provoqué l’indignation de la communauté scientifique. Et pour cause : ce lien n’a jamais été prouvé.

Dans une note, l’Institut National du Cancer explique qu’il : « n’a jamais été démontré qu’un choc psychologique lié à un événement de vie stressant (un divorce, le décès d’un proche, un licenciement…) pouvait provoquer un cancer. De nombreuses études scientifiques ont exploré cette hypothèse, couramment répandue, mais elles n’ont pas permis de conclure à un rôle direct de facteurs psychologiques dans l’apparition d’un cancer. »

Si, comme l’explique cet article du Figaro, certaines recherches ont déjà pu établir une association entre un nombre important d’événements de vie stressants et certains cancers, une corrélation entre deux éléments (le fait qu’ils soient concomitants) ne veut pas dire qu’il y a un lien de causalité entre les deux.

Le site Ameli.fr rappelle que le cancer est une maladie multifactorielle. « Cela est dû au cumul des agressions subies par les cellules au fil de la vie et, probablement, à une moindre efficacité des mécanismes de réparation de l’ADN présent dans les cellules », explique l’Assurance maladie.

À cela s’ajoute des facteurs génétiques et des facteurs externes, comme la consommation de tabac et d’alcool, l’exposition répétée à certains produits, comme l’amiante ou certains pesticides, une mauvaise alimentation ou encore l’exposition au soleil. Mais pas de mention du stress ou de « chocs émotionnels ».

À voir également sur Le HuffPost :

Stéphane Bern se présente aux élections municipales partielles dans son village d’Eure-et-Loir

Charles III souffre d’hypertrophie de la prostate : ce qu’il faut savoir sur cette maladie fréquente chez les hommes âgés