Publicité

CAN 2024: "Sur penalty, c'est vraiment une pipe", quand Conte dézinguait (avec le sourire) Hakimi

Annoncé comme l’un des grands favoris de cette CAN 2024 en raison de son parcours remarquable à la Coupe du monde au Qatar, le Maroc a échoué dans cette quête de titre qu’il poursuit depuis 1976. Les Lions de l’Atlas ont été éliminés (0-2) sans gloire par l’Afrique du Sud dès les huitièmes de finale de la compétition mardi. Une nouvelle élimination surprise qui rebat les cartes dans cette édition plus que jamais ouverte.

Achraf Hakimi avait pourtant l’égalisation au bout du pied à la toute fin du temps réglementaire, mais comme face à la Tanzanie quelques mois plus tôt, lors des qualifications, le latéral droit du Paris Saint-Germain a trop appuyé sa frappe, et vu sa tentative heurter le montant. Au lendemain de cette élimination marocaine, certains propos tenus par le passé résonnent avec l’actualité.

"Pire que moi quand je jouais"

Ceux d’Antonio Conte sont sans doute les plus cruels à écouter pour les supporters marocains, si jamais leur revenait à l’esprit ces paroles de l’entraîneur italien après un match Inter-Vérone en avril 2021, alors que le Scudetto tendait les bras aux Nerazzurri.

"L'important, c'est qu'il ne tire pas les penalties, esquissait Antonio Conte dans un large sourire. Sur les coups-francs, tout le monde a constaté qu’il a d'importantes capacités balistiques de loin. Cependant, je le vois à la fin de l'entraînement quand il s'arrête pour tirer les penalties avec ses coéquipiers, et je pense que si nous devions dans une compétition arriver à ce stade, tout le monde devrait mourir avant de laisser Hakimi tirer le penalty, c'est vraiment une pipe, pire que moi quand je jouais..."

Les deux échecs consécutifs de l’international marocain Achraf Hakimi dans cet exercice avec sa sélection donnent forcément raison à Antonio Conte trois ans plus tard. Mais le joueur du Paris Saint-Germain a aussi su faire preuve d’un sang froid remarquable dans une situation similaire et avec une pression énorme sur les épaules lors de la Coupe du monde. Le latéral droit avait conclu la séance de tirs au but face à l’Espagne avec une panenka magnifique, délivrant le Maroc qui se qualifiait alors pour les quarts de finale d’un Mondial pour la première fois de son histoire (les Marocains se hisseront jusqu'en demies, échouant à rallier la finale après une défaite contre la France dans le dernier carré).

Article original publié sur RMC Sport