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CAN 2024: une Algérie "à deux visages", Mahrez interroge, la "catastrophe" tunisienne… la presse du Maghreb pas tendre après les débuts compliqués

Revanchards après leur élimination dès le premier tour lors de la précédente édition, les Fennecs ont attaqué cette CAN 2024 par le bon bout avec un joli but de Baghdad Bounedjah. Le serial buteur de l’Algérie est ensuite passé tout près du doublé sur un retourné fantastique, logiquement refusé pour hors-jeu. Mais derrière, le groupe de Djamel Belmadi ne s’est pas mis à l’abri et a concédé le nul face à l’Angola (1-1).

Le site spécialisé DZ Foot regrette cette sélection algérienne à "deux visages" qui a totalement déjoué en seconde période après avoir bien maîtrisé la première. Parmi les critiques, le média a pointé du doigt la "relative domination" et surtout cette stérilité offensive des champions d’Afrique 2019. Un résultat frustrant à la hauteur des espoirs placés dans cette équipe par ses supporteurs.

>> Algérie-Angola (1-1)

Mahrez a particulièrement déçu

Cette idée d’une sélection algérienne d’abord ambitieuse puis presque transparente a aussi été reprise par le site local Compétition.dz. Malgré un semblant de domination, les Fennecs n’ont pas réussi à l’emporter. Un joueur, en particulier, semble faire l’objet des critiques des médias algériens: Riyad Mahrez.

Le célèbre quotidien El Watan se pose la question de la dépendance au joueur de 32 ans. Quand il est moins bon, comme cela a été le cas pour ce premier match de la CAN, les Fennecs piétinent. "Ryad Mahrez n’est pas décisif depuis des mois. Ses prestations manquent de constance et de poids dans le jeu de l’équipe", rappelle même le célèbre quotidien sur son site. "Il lui arrive, plus souvent, d’être transparent et de passer à côté du match."

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Vainqueur de la Ligue des champions avec Manchester City, le meneur de jeu s’est depuis exilé en Arabie saoudite. Si ses performances sont plutôt bonnes avec Al-Ahli (neuf buts et sept passes décisives en 20 apparitions), il a déçu contre Las Palancas Negras.

Un son de cloche partagé par Jacques Faty dans l’émission Génération Africa sur la radio digitale RMC Sport consacrée à la CAN: "On parle beaucoup du leadership de Mahrez, on le remet en question. Mais c’est vrai que c’est compliqué pour lui […] Quand la sélection est dans le dur, c’est le premier pointé du doigt mais il n’a pas l’étoffe pour ça."

Acherchour insiste sur ces Algériens "dans des situations très compliquées"

Pas rassuré par la prestation contre l’Angola, El Watan souligne même que "la situation devient inquiétante" pour les Fennecs et enchaîne ensuite sur le manque de contrôle de Djamel Belmadi qui "donne l’impression de ne plus maîtriser la situation sur le terrain" et dont les "errements tactiques" font du mal à cette Algérie.

Dans l’After Foot mardi sur RMC, Walid Acherchour s’est montré beaucoup plus sévère avec cette équipe d’Algérie et surtout envers son sélectionneur. Maintenu malgré l’élimination il y a deux ans et la non-qualification pour le Mondial 2022, le technicien n’y arrive plus.

"Il y a des joueurs qui ont été dans des situations très compliquées lors des six premiers mois de la saison. Riyad Mahrez a fait le choix d’aller en Arabie saoudite, il est arrivé un peu en surpoids. Ismaël Bennacer revient de sept mois de blessure avec l’AC Milan. Youcef Atal a eu les problèmes qu’on connaît et n'a pas joué depuis longtemps avec l’OGC Nice. […] On voit depuis le début de la compétition que l’aspect athlétique est très important, avec des conditions d’humidité et de chaleur qui pèsent sur l’organisme des joueurs."

Et de préciser sur les problèmes au sein de l’équipe: "Il y a des choix inexistants, soit trop tardifs, soit incompréhensibles. Avec, encore une fois la république des copains, avec un Riyad Mahrez qui ne peut pas sortir s’il ne fait pas un bon match. Adam Ounas a été obligé de jouer à gauche en entrant. Je ne vois pas de palette tactique."

Une Tunisie "sans âme"

A l’instar de l’Algérie, autrice d’un piètre nul contre l’Angola, la Tunisie a fait pire face à la vaillante équipe de Namibie. Battus (0-1), les Aigles de Carthage ont déçu. Le site du journal local Le Temps se montre très clair avec un titre très direct de la part de son envoyé spécial à Korhogo en Côte d’Ivoire: "Catastrophe".

Pas tendre avec les joueurs de Jalel Kadri, le correspondant détruit leur "prestation catastrophique" face à l’adversaire le plus abordable du groupe E.

>> Tunisie-Namibie (0-1)

Après ce revers contre le "Petit Poucet" de la poule, le constat semble sans appel après cette mauvaise surprise pour la sélection tunisienne "sans âme et surtout sans entraîneur".

La radio Mosaïque FM a pesté contre le pire début de la compétition de l’équipe nationale et a insisté sur sa "très mauvaise opération" sur le plan comptable. Une réaction est attendue avec impatience lors des prochaines rencontres du tournoi continentale.

Du côté du site Webdo, on ne comprend pas la "douche froide" reçue par les Aigles de Carthage face à la Namibie. Aude-là de la piètre prestation des partenaires du gardien Bechir Ben Said, seul joueur au niveau malgré le but encaissé, le média s’inquiète de cette défaite face à l’une des équipes "les plus faibles du tournoi sur le papier".

A la déception de la défaite, s’ajoute l’impression d’avoir laissé en route trois points clairement à la portée de cette équipe de Tunisie. Les partenaires de Youssef Msakni vont devoir se reprendre face au Mali puis à l’Afrique du Sud… deux rivaux supposés plus forts que la Namibie.

Article original publié sur RMC Sport