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Aux Césars 2023, les réalisatrices restent dans l’ombre

“Quand, ce soir, à Paris, la cérémonie des Césars débutera dans la salle de L’Olympia, Les Amandiers seront en lice dans sept catégories, dont la catégorie reine du meilleur film. Les chances de succès du long-métrage de Valeria Bruni Tedeschi sont plutôt minces. Mais il sera dans tous les esprits”, assure le quotidien allemand Die Welt.

Sortis en novembre en France, Les Amandiers revient sur l’histoire de l’école de théâtre du même nom que Patrice Chéreau et Pierre Romans ont fondée dans les années 1980 à Nanterre, et où Valeria Bruni Tedeschi a été élève. Son film-souvenir a été “fêté au dernier Festival de Cannes”, rappelle Die Welt à ses lecteurs. Mais il a vu son parcours en salle plombé par la révélation que l’un de ses acteurs vedettes, Sofiane Bennacer, avait été mis en examen pour viols et violences sur d’ex-conjointes.

Mais là où Die Welt semble regretter le sort fait au film de Valeria Bruni Tedeschi, le magazine américain Variety préfère souligner une autre anomalie. La Franco-Italienne est la seule réalisatrice en lice pour le césar du meilleur film. Et aucune femme n’a été retenue pour le prix de la meilleure réalisation. Cela a suscité “des débats sur les inégalités de genre et le sexisme dans l’industrie française de cinéma”, fait observer la publication.

Pas mieux que les Oscars

L’année 2022 avait pourtant été “à marquer d’une pierre blanche pour les réalisatrices françaises”, insiste Variety. L’hebdomadaire, lecture de référence de l’industrie américaine du divertissement, cite les succès dans le circuit des festivals d’Alice Diop, avec Saint Omer (sorti en novembre 2022 sur les écrans français), et de Claire Denis, avec Stars at Noon (présenté en sélection officielle au dernier Festival de Cannes, il sortira le 3 mai prochain en France).

“Les Césars sont souvent présentés comme la réponse française aux Oscars”, commente Variety. Or cette année, force est de constater que les deux cérémonies ont également échoué à mettre en avant des réalisatrices. L’annonce des nominations aux Oscars, qui seront décernés le 12 mars, a en effet suscité une polémique similaire : seule une cinéaste est nommée pour la statuette du meilleur film (Sarah Polley pour Women Talking, en salle le 8 mars) et aucune n’est en lice dans la catégorie de la meilleure réalisation.

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