La Cédéao lève les sanctions économiques au Mali, accord pour deux ans de transition au Burkina

Sommet de la Cédéao, le 3 juillet 2022 à Accra - Nipah Dennis / AFP
Sommet de la Cédéao, le 3 juillet 2022 à Accra - Nipah Dennis / AFP

Le Mali va pouvoir souffler: les dirigeants ouest-africains ont levé ce dimanche à Accra les sanctions commerciales et financières qui étouffaient depuis janvier ce pays plongé dans une grave crise politique et sécuritaire.

"Mais les chefs d'état ont précisé que conformément à la charte, les militaires de la junte ne peuvent pas être candidats à l'élection présidentielle", a indiqué un responsable de la Cédéao.

Nouvelle loi électorale

La levée de l'embargo sur les transactions commerciales et financières était très attendue au Mali, épuisé par dix ans de conflit, et où les négociations entre la junte et la Cédéao durent depuis des mois. Les signaux étaient plutôt positifs ces derniers jours avec l'adoption par le Mali d'un certain nombre de prérequis indispensables pour l'allègement des sanctions.

Les autorités ont annoncé mercredi un calendrier électoral fixant la présidentielle à février 2024, le référendum constitutionnel à mars 2023, et les législatives entre octobre et novembre 2023. Il vient compléter l'adoption le 17 juin d'une nouvelle loi électorale et la mise en place d'une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution.

Autre mesure forte prise au cours du sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'accord avec le Burkina Faso d'un calendrier de 24 mois avant un retour des civils au pouvoir à compter du 1er juillet 2022

Article original publié sur BFMTV.com

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