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César 2024 : une cérémonie sous contrôle et sans éclats

Justine Triet posant avec le césar du meilleur film à l'issue de la cérémonie.  - Credit:THIERRY LE FOUILLE/SIPA/SIPA / SIPA / THIERRY LE FOUILLE/SIPA/SIPA
Justine Triet posant avec le césar du meilleur film à l'issue de la cérémonie. - Credit:THIERRY LE FOUILLE/SIPA/SIPA / SIPA / THIERRY LE FOUILLE/SIPA/SIPA

Cette 49e cérémonie des César aurait bien fait rigoler Jean Yanne sur l'air de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Il aurait été le seul dans cette soirée bien lisse, bien verrouillée et sur laquelle résonnaient les mots sobres et les reproches de Judith Godrèche, qui a porté plainte pour viols, contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon, à l'adresse des frileux de ce métier : « Depuis quelque temps, je parle, je parle, mais je ne vous entends pas. Ou à peine. Où êtes-vous ? Que dites-vous ? Un chuchotement, un demi-mot. Ça serait déjà ça. »

Standing ovation et compassion pour l'actrice abandonnée devant un parterre d'artistes dont certains n'étaient pas nés il y a quarante ans, à l'époque de « Il est interdit d'interdire » et du « Jouir sans entrave ». Les autres ont-ils reçu le message qu'il ne fallait pas craindre de prendre des risques et, qui sait, de faire travailler de nouveau la comédienne ? Pas sûr.

Que retenir d'autre de cette soirée présidée par une Valérie Lemercier qui a fait le job, sans plus, troquant sa folie habituelle pour entonner la chanson « Si j'étais président » de Gérard Lenorman, vantant un monde dirigé par Mickey, Minnie et sa clique. Sans que l'on comprenne bien quel message elle cherchait à faire passer ici.

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