Publicité

“Un bureau d’espionnage” : Nicolás Maduro justifie l’expulsion d’une agence de l’ONU

C’était devenu “un bureau d’espionnage et de conspirations internes”. C’est ainsi que le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a justifié le lundi 19 février, lors de son émission quotidienne, la décision prise par son gouvernement quatre jours plus tôt d’expulser les membres du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme de leur bureau à Caracas.

Selon le média Tal Cual Digital, “la goutte d’eau qui a fait déborder le vase” fut la demande de libération de l’avocate Rocío San Miguel formulée par l’agence de l’ONU après son arrestation le 9 février, pour avoir prétendument participé à un complot visant à assassiner Maduro.

“Ils ont qualifié le travail du parquet et du pouvoir judiciaire d’abusifs, enfreignant les règles du document signé”, a ajouté Maduro, en référence à l’accord passé en 2019 avec les Nations unies pour permettre le travail du bureau des droits de l’homme dans le pays.

Une trentaine d’arrestations en 2024

Mais pour Alí Daniels, directeur de l’organisation Acceso a la Justicia, une association engagée dans la défense des droits civils, interviewé dans un autre article de ce média, il cherche surtout à “éviter la présence d’organismes internationaux de défense des droits de l’homme au Venezuela en période électorale”.

“L’année de l’élection présidentielle est arrivée à un moment de très fort rejet et de désapprobation du gouvernement, qui, à ce stade, est irrémédiable. Alors, face au manque de voix, […] il tentera de reprendre le pouvoir en éliminant judiciairement ses opposants”, précise Tal Cual Digital dans un troisième article.

Rien que cette année, plus d’une trentaine de personnes, entre défenseurs des droits de l’homme, militaires et opposants, ont été arrêtées au Venezuela pour avoir participé à de supposés complots.

Et le 26 janvier, le Tribunal suprême a ratifié l’interdiction de se présenter aux élections qui pèse sur la principale candidate de l’opposition, María Corina Machado, en dépit de l’accord conclu en octobre pour garantir la tenue d’élections libres au Venezuela en échange de la levée des sanctions américaines sur le pétrole.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :