#BuhariMustGo. Indignation au Nigeria alors que le président se soigne au Royaume-Uni

Courrier international (Paris)
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Muhammudu Buhari s’est envolé pour Londres, le 30 mars, pour raisons médicales. À 78 ans, le chef de l’État nigérian à la santé fragile est coutumier des séjours de soins à l’étranger. Mais, pour les médecins nigérians, c’est la fois de trop. Soutenus par l’opposition, ils dénoncent le coût des escapades répétées de leur dirigeant.

Aux grands maux, les grands remèdes. Le 30 mars, le président nigérian, Muhammudu Buhari, a voyagé jusqu’à Londres, au Royaume-Uni, pour raison médicale. Alors que la pandémie mondiale de Covid-19 ébranle le système de santé du pays, déjà à bout de souffle, le séjour doré que s’est offert l’homme de 78 ans ne passe pas du tout.

Le hashtag #BuhariMustGo ou #BuhariDoitPartir a été partagé des milliers de fois sur la Toile. Frivolité, honte, hypocrisie… Les qualificatifs ne manquent pas. La presse s’indigne, les réseaux sociaux s’embrasent et l’opposition est, elle aussi, vent debout. Omoyele Sowore, un opposant au pouvoir en place, ironise :

Aidez-nous à ramener M. Buhari à la maison pour qu’il puisse faire son check-up médical dans l’un des hôpitaux magnifiques et performants qu’il a construits pour le Nigeria !”

“Un milliard de dollars” de pertes par an

Quant aux hôpitaux, comme pour exhorter le chef d’État à l’action, ils sont à l’arrêt depuis le 1er avril. Les médecins nigérians dénoncent la spirale infernale dans lequel est plongé le pays. En encourageant le tourisme médical, les agents de l’État, à commencer par celui qui occupe la magistrature suprême, condamnent le système de santé nigérian à l’agonie.

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Non seulement cette pratique empêche que des réformes structurelles soient menées, mais elle vide aussi les caisses de l’État,

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