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Il se coupe la main en taillant du bois, les médecins parviennent à lui réimplanter

En conséquence de la crise de l'énergie, de nombreux particuliers se chauffent au bois (Getty Images)

À 62 ans, ce retraité s'est coupé la main lors d'un accident de bûcheronnage. Une opération délicate a permis de lui remettre le membre sectionné.

Ce retraité du Puy-de-Dôme est un chanceux. Comme le raconte Le Parisien, Bernard Faure s'est sectionné la main alors qu'il coupait du bois : "J’avais presque fini. J’ai fait un écart, une petite erreur quand tout à coup, j’ai vu ma main coupée net au sol". Sans perdre de temps, sa femme a les bons réflexes et met la main dans un sac plastique dans le congélateur. Les secours arrivent vingt minutes après l'accident.

Transféré en urgence par hélicoptère dans la banlieue de Clermont-Ferrand, l'homme de 62 ans est pris en charge par une équipe spécialisée. "Sa main est arrivée au bloc avant lui !", raconte le docteur Jean-David Stussi, chirurgien orthopédiste, au quotidien. L'opération chirurgicale est indispensable et doit être faite rapidement pour multiplier les chances de réussite : "Le plus important pour la survie du membre est la revascularisation, il faut reconstruire les artères et les veines. C’est une opération très délicate qui fonctionne rarement complètement, il faut le reconnaître".

"Je préfère garder ma main"

Si ce type d'intervention reste rare, la rééducation est longue. "Sa main est sauvée mais le pronostic sur son fonctionnement reste réservé. C’est un processus lent. Il faudra attendre encore six mois au moins pour être définitivement fixé. La mobilité va être longue à revenir, mais dans son cas, je reste optimiste", souligne le chirurgien. De son côté, Bernard Faure est content de ne pas avoir besoin d'une implantation de prothèse : "Je préfère garder ma main, même si elle ne fonctionne plus comme avant, que de devoir supporter un corps étranger tout le reste de ma vie".

Cité par le Parisien, le docteur Stussi s'inquiète de la hausse des accidents graves de bûcheronnage. En conséquence de la crise de l'énergie, de nombreux particuliers se chauffent au bois et ne font pas toujours attention au moment de le couper.

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