Bretagne : un médecin va se "tronfiner" pour dénoncer la "désastreuse politique de santé menée depuis des années"

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En Bretagne, un médecin généraliste va passer la journée de jeudi "tronfiné"...
En Bretagne, un médecin généraliste va passer la journée de jeudi "tronfiné"...

À Fouesnant, en Bretagne, un médecin a décidé de passer sa journée de jeudi dans un tronc de chêne creux, pour alerter la population sur les erreurs des politiques de santé.

Il va profiter de ses "derniers instants de liberté" en passant sa journée dans un tronc de chêne. Christophe Desportes, un médecin breton de 62 ans basé à Fouesnant, a décidé de réaliser un geste "artistique" absurde pour faire passer un message fort à la population, rapporte France Bleu.

Ecœuré par "la désastreuse politique de santé menée depuis des années", le médecin va ainsi rester toute la journée de jeudi dans un tronc d'arbre pour protester contre les décisions sanitaires. "Aujourd'hui, je suis très en colère, assez indigné de la façon dont on a géré la santé ces dernières années, et plus particulièrement ces derniers mois", explique-t-il.

"Vu que l'on veut nous confiner, moi je me tronfine"

"Dans la vie, il faut savoir s'amuser et savoir jouer des symboles. Vu que l'on veut nous confiner, moi je me tronfine, poursuit-il. C'est marrant car ça interpelle. Les gens sont un peu interloqués. Je veux montrer qu'il y a quelque chose qui déconne. Je me tronfine, mais j'en rajoute, c'est fait exprès".

Pour pénétrer dans le chêne creux, le sexagénaire a dû se contorsionner. Sa tête apparaît dans l'arbre, comme dans une sorte de "fenêtre", de manière à ce qu'il puisse discuter pendant la journée avec les nombreux promeneurs du superbe chemin de la Digue près de l’anse de Penfoulic.

Ce médecin se bat aussi contre l’abus des dépistages du cancer de la prostate

Christophe Desportes est déjà connu en Bretagne comme étant un lanceur d’alerte. En effet, ce médecin généraliste se bat notamment contre l’abus des dépistages du cancer de la prostate, dénonçant une "gabegie financière et des dégâts humains énormes", indique Le Télégramme.

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