Bourde. Des militaires américains ont révélé des secrets nucléaires en révisant en ligne

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Le site d’investigation Bellingcat rapporte avoir trouvé à l’aide de simples mots-clés sur Google des informations relatives à l’arsenal nucléaire américain. Des militaires stationnés sur des bases en Europe les avaient révélées par inadvertance en utilisant des applications d’aide à la mémorisation.

Des informations ultrasensibles telles que “la position des caméras de surveillance, la fréquence des patrouilles […] et les mots de passe à utiliser en cas de menace contre un garde” sur des bases militaires américaines abritant des missiles nucléaires en Europe : c’est ce que le site d’investigation Bellingcat a révélé avoir trouvé en faisant de simples recherches sur Google.

Foeke Postma, l’auteur de cette enquête parue vendredi 28 mai, le précise : la présence de ces missiles sur le continent européen est loin d’être une découverte. De nombreuses “fuites de documents, des images et des déclarations d’anciens responsables” en ont attesté ces dernières années. En revanche, “leurs emplacements exacts restent officiellement un secret, les autorités [des pays concernés] ne confirmant ni ne niant leur présence”, souligne Postma.

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Or Bellingcat a pu corroborer cette présence grâce à des informations divulguées en ligne par inadvertance par “des militaires [américains] stationnés dans chacune des six bases européennes réputées abriter des armes nucléaires”.

Comme l’explique Postma, il a suffi de taper dans Google certains mots-clés relatifs à ces dispositifs (tels que “PAS”, l’acronyme anglais qui désigne des hangars à avions ou WS3, le nom donné aux systèmes de sécurisation des armements) et de les associer à un nom de base pour atterrir sur des sites et applications tels que Chegg, Quizlet, ou encore Carm.

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