Bolloré au Sénat: cet élu a mis 5 minutes pour lister ses activités

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POLITIQUE - Il n’y a plus guère de place sur le CV. David Assouline, le sénateur socialiste à l’origine de la commission d’enquête parlementaire sur la concentration des médias a débuté l’audition de Vincent Bolloré, ce mercredi 19 janvier, en listant les différentes entreprises dans le giron de l’emblématique industriel.

“Votre témoignage est important pour nous, vous êtes devenu un acteur important dans cette concentration”, a-t-il ainsi estimé pour justifier le fait “d’énumérer les activités” du magnat et de son groupe Vivendi. “Un exercice fastidieux”, selon les mots de l’élu de Paris mais qui “donne la dimension de pourquoi” Vincent Bolloré à été convoqué au Sénat pour participer à ces travaux.

“Pour les entreprises où vous avez 100%, il y a C8, Cnews, Cstar, Studio Canal, My Canal, Canal VOD, la chaîne Canal et toutes ses variantes, K+ Vietnam, Canal international, Canal + Caraïbes, Canal + Réunion, Canal + Afrique, vous avez aussi les multithématiques Ciné +, Planète, Piwi, Foot +, Comédie, Infosport (...)”, a-t-il ainsi débuté, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article, avant de passer aux maisons d’édition: “Hemma, Place des éditeurs, Éditions Omnibus, le groupe Robert Laffont (...).

“Vivendi c’est un petit nain” répond Bolloré

Et David Assouline de conclure, cinq minutes plus tard, en citant les différentes entreprises que le groupe de Vincent Bolloré pourrait contrôler après “son OPA imminente” sur le groupe Lagardère: ”Europe 1, RFM, Le Journal du Dimanche, Virgin Radio, Paris Match, le groupe Hachette (...)”

Une tirade à laquelle le principal intéressé à répondu en comparant le groupe dont il a longtemps été le patron, à plus grand que lui. Diapositives et graphiques à l’appui.

“Le petit Vivendi avec le drapeau français c’est 15 milliards de capitalisation boursière, Sony c’est 156, Disney c’est 287, Apple 2812. Le géant Vivendi, en réalité, quand on regarde les choses telles qu’elles sont, et non comme on veut les présenter, c’est un petit nain”, a ainsi argué Vincent Bolloré, avant de balayer: “je trouve qu’il y a un vrai pluralisme dans les médias aujourd’hui. (...) le vrai danger, ce sont les Gafa, qui passent à travers des tuyaux non-contrôlables.”

L’homme d’affaires breton, qui avait laissé en 2018 à son fils Yannick la présidence du conseil de surveillance de l’entreprise familiale, fait partie des quelques industriels convoqués au Sénat (avec Bernard Arnault et Xavier Niel, par exemple) sur fond d’inquiétudes croissantes suscitées par leur mainmise sur la plupart des médias français.

“La concentration se développe dans une relative indifférence depuis une vingtaine d’années avec des accélérations fortes ces derniers mois”, alertait David Assouline, mercredi, sur Le HuffPost, pour qui, ce phénomène trop invasif “empêche l’indépendance d’une presse libre, pluraliste et diverse.”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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