Blanquer annonce un renforcement de l'enseignement moral et civique "dès la rentrée prochaine"

Hugo Septier avec AFP
·2 min de lecture

"Nous n'accepterons pas que la minute de silence ne soit pas respectée", a prévenu le ministre de l'Éducation nationale.

A deux jours de son déplacement à Conflans-Sainte-Honorine en compagnie du Premier ministre Jean Castex, Jean-Michel Blanquer s'est exprimé. Dans les colonnes du Parisien, le ministre de l'Éducation nationale a notamment souligné que l'enseignement moral et civique sera renforcé "dès la rentrée prochaine.

A l'occasion de la rentrée lundi, un hommage à l'enseignant assassiné le 16 octobre après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves est prévu dans les établissements scolaires français, avec notamment une minute de silence à 11h, après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs.

"Nous n'accepterons pas que la minute de silence ne soit pas respectée", assure le ministre dans les colonnes du quotidien francilien. "S'il y a des problèmes, les équipes 'Valeurs de la République', qui viennent aider le personnel à prévenir les atteintes à la laïcité, se rendront dans les établissements concernés pour aider à les régler."

Réforme du brevet

Pour la suite, le ministre souhaite "dès la rentrée prochaine" "un "renforcement de l'enseignement moral et civique, notamment en termes de nombre d'heures de cours. Ce dernier prévoit aussi une "réforme du brevet dont le principe sera de valoriser l'engagement civique des élèves".

"Par exemple, quand ils s'engageront dans les Cadets de la République avec les policiers ou avec les gendarmes, quand ils participeront au nettoyage d'une forêt ou aideront des personnes âgées, cela comptera", poursuit-il, ajoutant que ces évolutions seront "précisées au cours des prochains mois".

Parmi d'autres propositions le 19 octobre, le patron des députés LR Damien Abad avait évoqué une "épreuve obligatoire au brevet" sur les "valeurs de la République et la laïcité".

Survenue la veille des vacances de la Toussaint, la décapitation du professeur d'histoire, qui avait montré des caricatures dans un cours sur la liberté d'expression, a choqué le pays et plongé le monde enseignant dans l'effroi et la sidération.

Article original publié sur BFMTV.com

Ce contenu peut également vous intéresser :