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Blackface de supporters de Portel : ce qui attend le club de basket

Blackface des supporters de Portel : ce qui attend le club de basket
Blackface des supporters de Portel : ce qui attend le club de basket

BASKET - Le président de la Ligue nationale de basket (LNB), Alain Béral, a qualifié ce lundi 6 mars « d’inacceptable » la présence dans les tribunes du match Le Portel-Roanne, comptant pour le championnat Elite samedi, de trois supporters la peau peinte en noir.

« Il est clair que la Ligue nationale de basket n’acceptera jamais dans ses arénas des actes racistes ou des invectives », a déclaré Alain Béral sur franceinfo. « Quelle que soit la réponse (du club), c’est quelque-chose d’inacceptable », a-t-il poursuivi.

Le Portel s’était défendu dimanche dans un communiqué en rappelant que cette rencontre était son « traditionnel et festif match de Carnaval » et que les trois supporters avaient « souhaité faire un clin d’oeil à l’ancien assistant coach Jacky Périgois », parti vivre en Martinique.

« J’assume la tradition carnaval »

Le président du club, Yann Rivoal, s’est dit lundi « bouleversé par l’ampleur » prise par l’affaire. « On n’a jamais voulu offenser qui que ce soit », a-t-il expliqué. « Il faut savoir un petit peu pratiquer la dérision. J’assume la tradition carnaval. »

« Il n’y a aucune intention mal placée dans ce déguisement, on est vraiment désolés que cela ait pu heurter », a de son côté dit Vincent Coppin, trésorier de la principale association de supporters du club, expliquant que cela faisait partie des « traditions locales ».

Mais selon Alain Béral, cette pratique du « blackface » est « un acte considéré comme profondément raciste depuis le XIXe siècle ». « Deux solutions apparaissent (à la suite de cet événement) : expliquer et sanctionner », a-t-il ajouté.

« Le comité directeur va probablement saisir la commission de discipline de la Ligue en début de semaine. Cette commission va entendre les parties et probablement prendre une décision de sanction contre cette action », a précisé le dirigeant.

Une affaire de racisme a récemment secoué le basket français. En janvier, Loïc Akono, un joueur de Metz (Nationale 2, 4e division), a été victime d’une injure raciste durant un match à Charleville-Mezières (nord-est). Il avait quitté le terrain après qu’un spectateur eut crié à son attention « Relève-toi bonobo ».

Akono et le club de Metz ont déposé trois plaintes contre X et l’auteur présumé, un septuagénaire, qui a reconnu l’usage de ce terme, sera jugé en juillet, notamment pour « injure publique en raison de l’origine, de l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

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