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Billie Eilish, Nicki Minaj et 200 musiciens veulent stopper les IA “prédatrices”

Nicki Minaj, Katy Perry, R.E.M., Billie Eilish, Pearl Jam, Stevie Wonder, Aimee Mann, les ayants droit de Franck Sinatra, Bob Marley et T-Rex, Jon Bon Jovi, Norah Jones… Ils sont quelque 200 musiciens à avoir signé une lettre ouverte, diffusée le 2 avril, qui alerte sur les dangers de l’intelligence artificielle (IA) pour leur profession, rapporte le magazine américain Rolling Stone.

“Quand elle est utilisée de façon irresponsable, l’IA menace gravement notre capacité à protéger notre vie privée, notre identité, notre musique et nos moyens de subsistance”, écrivent les signataires, s’émouvant autant de la multiplication des fakes que des problèmes de copyright désormais inhérents aux IA.

Une “attaque contre la créativité humaine”

Alors que se multiplient des programmes d’IA générative de plus en plus performants, permettant notamment d’imiter des voix célèbres ou de composer dans des styles donnés, les artistes dénoncent une utilisation “prédatrice” de leur musique et “une attaque contre la créativité humaine”, rapporte le site spécialisé Pitchfork.

Ils demandent aux services de streaming et aux entreprises de la tech de ne pas développer de technologies d’IA générative qui pourraient remplacer leur travail ou capter une partie de leur rémunération.

Artist Rights Alliance, une organisation d’artistes à but non lucratif, est à l’origine de l’initiative. Elle a publié la liste complète des signataires sur la plateforme de blogging Medium.

Les professionnels de la musique ne sont pas les premiers à s’émouvoir des avancées des intelligences artificielles. En septembre dernier, une grande organisation professionnelle d’écrivains américains a déposé plainte contre ChatGPT, accusant l’entreprise OpenAI d’utiliser leurs œuvres sans autorisation pour nourrir son programme de génération de texte. Et la question de l’IA a aussi été au cœur des revendications des scénaristes et des acteurs hollywoodiens lors de leur grève en 2023.

Pas d’unisson

The Hollywood Reporter, pour sa part, rappelle qu’en octobre 2023 trois des principaux éditeurs de musique, à savoir Universal Music Publishing Group, Concord Music Group et ABKCO, ont porté plainte contre Anthropic, l’entreprise qui développe entre autres le modèle de langage Claude. Ils l’accusent d’avoir utilisé sans autorisation des paroles de chansons de leurs artistes pour entraîner ses programmes.

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