Bien-être animal. La Nouvelle-Zélande va arrêter toute exportation de bétail par bateau

Courrier international (Paris)
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Dès 2003, la Nouvelle-Zélande avait interdit que des ovins vivants puissent être exportés par bateau. Vingt ans plus tard, ce sera au tour des bovins de ne plus être malmenés. La décision a été annoncée ce mercredi 14 avril, mais elle ne fait pas que des heureux.

À compter de 2023, plus aucun bovin élevé en Nouvelle-Zélande ne sera exporté par bateau. La décision a été annoncée ce mercredi 14 avril par le ministre de l’Agriculture, Damien O’Connor, et rapportée par le site d’information Stuff.

Ces exportations comptent depuis 2015 pour 0,2 % des revenus du secteur primaire, précise The New Zealand Herald. En 2019, elles ont généré 77 millions de dollars néo-zélandais de recettes (46 millions d’euros). Depuis 2015, une moyenne de 60 000 bovins a été exportée chaque année – en majorité vers la Chine –, avec un pic de 113 000 têtes en 2020.

“Une longueur d’avance”

Mais aujourd’hui, a insisté le ministre, le bien-être animal doit l’emporter sur les résultats économiques. Et, en la matière, la Nouvelle-Zélande tient à “garder une longueur d’avance”.

Il est vrai que le pays, réputé pour ses moutons, avait dès 2003 mis un terme à l’exportation d’ovins vivants par bateau. Et, cinq ans plus tard, poursuit Stuff, le gouvernement avait interdit toute exportation d’animaux destinés à l’abattoir.

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La décision annoncée ce 14 avril vient donc conclure une politique amorcée il y a près de vingt ans. Mais c’est aussi le naufrage du Gulf Livestock 1, avec à son bord 40 membres d’équipage et près de 6 000 bœufs vivants qui a accéléré les choses, relève Stuff. Le 2 septembre 2020, le navire bétailler battant pavillon panaméen, parti à

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