Benjamin Netanyahu annule une rencontre avec Sigmar Gabriel

Benjamin Netanyahu a annulé mardi une rencontre avec le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel parce que ce dernier envisageait de s'entretenir avec les membres d'une ONG israélienne critiquant la politique du gouvernement à l'égard des Palestiniens. /Photo prise le 23 avril 2017/REUTERS/Ronen Zvulun

JERUSALEM/BERLIN (Reuters) - Benjamin Netanyahu a annulé mardi une rencontre avec le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel parce que ce dernier envisageait de s'entretenir avec les membres d'une ONG israélienne critiquant la politique du gouvernement à l'égard des Palestiniens.

"La rencontre est annulée", a annoncé David Keyes, porte-parole du Premier ministre israélien.

La presse israélienne rapportait que Sigmar Gabriel avait l'intention de s'entretenir avec des membres de l'association "Breaking the Silence" qui collecte des témoignages d'anciens combattants israéliens sur les traitements infligés par les militaires aux Palestiniens de Cisjordanie.

"Ma politique est claire: ne pas rencontrer des diplomates qui visitent Israël et discutent avec des organisations qui calomnient les soldats israéliens et cherchent à les poursuivre devant les tribunaux pour crimes de guerre", a réagi dans la soirée Benjamin Netanyahu.

Il s'est dit fier de sa "politique nationaliste" et ne vouloir ni ramper ni baisser la tête.

Le Premier ministre israélien a par la suite insisté sur l'importance des liens avec l'Allemagne.

Avant la confirmation de cette annulation, Sigmar Gabriel avait indiqué qu'une telle décision serait "regrettable" et avait expliqué qu'il était normal de s'entretenir avec des représentants de la société civile israélienne.

"Imaginez que le Premier ministre israélien vienne en Allemagne et souhaite rencontrer des personnes critiques à l'égard du gouvernement et que nous disions que cela n'est pas possible. Ce serait impensable", a déclaré le ministre allemand à la chaîne de télévision ZDF.

Après l'annulation, le ministre allemand a déclaré: "Je le regrette grandement et je le dis ouvertement: on ne peut pas servir de bouc émissaire pour la politique intérieure israélienne. Mais ce n'est pas une catastrophe. Nous aurons d'autres occasions de nous rencontrer."

(Madeline Chambers à Berlin et Ori Lewis à Jérusalem; Pierre Sérisier et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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