Belgique: la maison de Marc Dutroux bientôt détruite et transformée en mémorial

La maison de Marc Dutroux à Marcinelle  - Google Streetview
La maison de Marc Dutroux à Marcinelle - Google Streetview

La "maison de l'horreur" bientôt rayée de la carte belge. Située au 128 rue de Philippeville à Marcinelle, section de la ville wallonne de Charleroi, l'ancienne habitation de Marc Dutroux, dans laquelle le criminel avait séquestré plusieurs de ses jeunes victimes au coeur des années 1990, est sur le point d'être détruite par les autorités locales. Ce mardi, plusieurs médias d'outre-Quiévrain dont Le Soir signalaient la présence d'ouvriers et de machines de chantier sur place.

L'année passée, les autorités de Charleroi avaient présenté le projet d'un mémorial "Entre ciel et terre" qui va, dans les mois à venir, prendre vie. Selon la RTBF, il s'agit d'un projet de réhabilitation du quartier qui devait également servir de lieu de recueillement via une valorisation paysagère et urbaine des lieux. En revanche, les larges palissades sur lesquelles des peintures ont été réalisées par des habitants du quartier en mémoire des jeunes disparues devraient être conservées.

Un projet qui divise. Pour les habitants du quartier, il convient de tourner définitivement la page de l'horreur, plus de vingt ans après l'arrestation de Dutroux. "Dutroux a été puni, ça suffit, nous autres dans la rue, on veut oublier", avance une riveraine auprès du Soir.

En revanche, pour Gino Russo, père d'une fillette tuée par Dutroux, le lieu aurait du rester tel quel. "Dans mon esprit, c’était un peu comme la maison d’Anne Frank, je ne voulais pas qu’on la détruise", regrette-t-il au même média.

Cicatrice

Le démontage de la maison devrait durer une dizaine de jours. Pour les ouvriers présents sur place, le travail dans ces lieux ets forcément particulier. "C'est pas classique et il y a un climat sur ce chantier assez particulier. On sent tous ce sentiment d'avoir une mission un peu différente", explique, auprès de RTL.be, Valérie Dejaiffe, directrice du bureau d'étude communal.

Laissée à l'abandon depuis les années 1990, la maison de Marc Dutroux était devenue un lieu de curiosité morbide pour plusieurs youtubeurs, qui dans des vidéos d'urbex, se rendaient à l'intérieur du bâtiment. Le criminel, de son côté, multiplie les demandes de remise en liberté qui pour l'heure restent infructueuses.

Article original publié sur BFMTV.com

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