Balenciaga retire sa dernière campagne, accusée d’hypersexualiser des enfants

Fashion designer for Vetements, Demna Gvasalia talks to people at the end of his men and women's Spring/Summer 2019 collection fashion show, in Paris, on July 1, 2018. (Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP) (Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP via Getty Images)
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP via Getty Images Fashion designer for Vetements, Demna Gvasalia talks to people at the end of his men and women's Spring/Summer 2019 collection fashion show, in Paris, on July 1, 2018. (Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP) (Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP via Getty Images)

MODE - Le goût de Balenciaga pour la provocation vient, pour une fois, de lui faire défaut. Ce mardi 22 novembre, la marque de luxe et son directeur artistique, le controversé Demna Gvasalia, ont partagé un message sur leurs comptes Instagram respectifs pour présenter leurs excuses et annoncer le retrait de la dernière campagne publicitaire.

« Nos sacs en formes d’ours en peluche n’auraient jamais dû être mis en scène avec des enfants dans cette campagne », peut-on lire dans le communiqué. Le problème n’est pas tant l’ours en peluche, mais plutôt ce qu’il porte : un harnais, accessoire sulfureux associé à la culture BDSM.

Le communiqué se poursuit en présentant, là encore, des excuses pour avoir aussi « exposé des documents déroutants » dans une campagne publicitaire dévoilée au début du mois. Dans une des photos, un sac réalisé en collaboration avec Adidas est posé sur des liasses de documments. Or plusieurs internautes ayant déchiffré des paragraphes y ont retrouvé des similitudes avec un avis de la Cour suprême dans une affaire de pédopornographie.

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Depuis qu’elle a été mise en ligne sur les réseaux sociaux de Balenciaga, vendredi 18 novembre, la campagne a suscité beaucoup de critiques. Alors qu’elle visait à faire la promotion d’une série de nouveaux objets pour la maison, comme du ruban adhésif (à 250 euros), une gourde, une sculpture ou des vases en forme de cabas, elle a tout de suite été accusée d’hypersexualiser les enfants présents sur les clichés.

« Nous prenons ces critiques très au sérieux. Nous allons intenter une action en justice contre les responsables de cette mise en scène, qui ont intégré des objets de la campagne printemps-été 2023 sans notre accord », assure Balenciaga, qui précise qu’elle condamne « fermement » la maltraitance infantile « sous toutes ses formes ».

Depuis qu’il est à la tête de l’illustre maison de mode, le styliste géorgien Demna Gvasalia a essuyé plus d’une polémique. Connu pour détourner les objets et codes vestimentaires populaires (comme le sac Ikea ou les claquettes) il a, à plusieurs reprises, été accusé d’arrogance et de mépris de classe. Il était aussi, avant que Kanye West ne soit persona non grata de l’industrie du divertissement, un des amis du rappeur, qu’il a d’ailleurs fait défiler en ouverture du dernier show Balenciaga, à Paris.

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