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Bac 2023 : perturber ou pas les épreuves, le dilemme des syndicats

Philippe Martinez et Laurent Berger espèrent que les épreuves de spécialités du bac se dérouleront bien ce lundi. Mais l’opposition à la réforme des retraites ne faiblit pas.

ÉDUCATION - Le gouvernement a prévu le coup. Pap Ndiaye a annoncé vendredi 17 mars que des surveillants supplémentaires sont mobilisés à partir de lundi pour que les premières épreuves du baccalauréat 2023 se passent bien. Qu’elles se déroulent le « mieux possible » est aussi le souhait formulé ce dimanche sur BFMTV par Philippe Martinez.

Le secrétaire général de la CGT était interrogé pour savoir s’il appelait à perturber l’organisation des épreuves dites de spécialité alors que la défiance vis-à-vis du gouvernement et de sa réforme des retraites ne retombe pas. D’autant que ce lundi marque un jour décisif avec le vote au parlement de deux motions de censure.

« Les épreuves du bac sont quelque chose d’important, il faut que ça puisse se faire dans de bonnes conditions », a développé le dirigeant de la CGT appelant à « ne pas se tromper de responsable ». Mais il ajoute aussi que « la colère est là » et que la grève fait partie des modes d’action pour se faire entendre.

En cas de problème dans les transports en commun, les candidats ont d’ailleurs une heure pour se présenter à l’épreuve.

Laurent Berger aimerait que ce scenario ne se produise pas. Dans Libération, le secrétaire général de la CFDT est formel : « on ne gêne pas le bac ». Le dirigeant du premier syndicat de France considère que « pour un jeune de terminal, le mois de mars est un stress total » et qu’il ne faut donc pas ajouter « au-dessus de leur tête une épée de Damoclès ».

Mais ce n’est pas l’avis de toutes les centrales syndicales. Dans un communiqué publié vendredi, le Snes-FSU, SUD Education, FO et CGT Education avaient dit vouloir durcir le mouvement d’oppositon à la réforme des retraites. « Les examens ne doivent pas être un frein à se mobiliser », a indiqué Jules Siran, co-secrétaire fédéral de SUD éducation tandis que son homologue du Snes-FSU Sophie Vénétitay évoquait plus directement « la grève des surveillants ».

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