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Le Bélarus dit oui aux armes nucléaires sur son territoire face aux « pressions » occidentales

Suite à l’annonce de Vladimir Poutine de déployer des armes nucléaires « tactiques » au Bélarus, Minsk a répondu par la favorable à l’annonce du Kremlin. (Photo d'archive prise au mois de juillet 2021 à l'occasion d'une rencontre entre Poutine et Loukachenko à Saint-Petersbourg)
Suite à l’annonce de Vladimir Poutine de déployer des armes nucléaires « tactiques » au Bélarus, Minsk a répondu par la favorable à l’annonce du Kremlin. (Photo d'archive prise au mois de juillet 2021 à l'occasion d'une rencontre entre Poutine et Loukachenko à Saint-Petersbourg)

GUERRE EN UKRAINE - Minsk suit la volonté du Kremlin. Le Bélarus accueillera bel et bien des armes nucléaires « tactiques » russes, comme le souhaite Vladimir Poutine, pour répondre aux « pressions » occidentales « sans précédent », a affirmé ce mardi 28 mars le ministère bélarusse des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Cela fait deux ans et demi que le Bélarus fait face à des pressions (...) sans précédent de la part des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de leurs alliés », indique la diplomatie bélarusse, en dénonçant une « ingérence directe et grossière » dans les affaires intérieures de Minsk.

Les sanctions économiques et politiques contre cette ex-république soviétique alliée de la Russie sont accompagnées du « renforcement du potentiel militaire » de l’Otan sur le territoire des pays membres de l’Alliance voisins du Bélarus, a-t-elle poursuivi pour justifier cette décision.

Dans ce contexte, le Bélarus se voit donc « contraint de prendre des mesures de riposte », a insisté la diplomatie bélarusse, tout en assurant que Minsk n’aura pas le contrôle sur ces armes et que leur déploiement « ne contredit en aucune manière les articles I et II du traité de non-prolifération nucléaire ».

Un déploiement en avril selon Poutine

Samedi, le président russe Vladimir Poutine avait annoncé avoir eu l’accord de Minsk pour déployer des armes nucléaires « tactiques » au Bélarus, un pays situé aux portes de l’UE et dirigé depuis 1994 par Alexandre Loukachenko, son allié le plus proche.

Selon le président russe, des préparatifs à ce déploiement doivent commencer dès le mois prochain. Mais cette annonce a provoqué de sévères critiques de la part des Occidentaux, l’Otan ayant dénoncé une « rhétorique dangereuse et irresponsable » de la Russie, alors que l’Union européenne a menacé Minsk de nouvelles sanctions si ce déploiement était réalisé.

Les États-Unis ont eux réaffirmé n’avoir aucune raison de penser que la Russie se préparait à utiliser l’arme nucléaire, tout en condamnant l’annonce russe de samedi.

Si le Bélarus ne prend pas part directement au conflit en Ukraine, il faut se souvenir que Moscou s’est servi du territoire bélarus pour conduire son offensive sur Kiev en février 2022.

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