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Aya Nakamura: Rachida Dati dénonce un "racisme pur et dur" envers la chanteuse

Connue pour son franc-parler, Rachida Dati ne déçoit que rarement dans ce registre. Et la ministre de la Culture l'a de nouveau démontré lors d'une longue interview sur Skyrock ce dimanche 31 mars. Durant ses échanges avec l'animateur Fred Musa, elle est notamment revenue sur les attaques de l'extrême droite envers la chanteuse Aya Nakamura, pressentie pour chanter du Édith Piaf lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris.

L'occasion de critiquer plusieurs personnalités politiques qui ont mis en cause cette star du R'n'B, par ailleurs chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde.

"La vulgarité est souvent dans les propos"

Le premier concerné: Éric Zemmour, qui a ciblé Aya Nakamura lors du premier meeting pour les élections européennes de son parti d'extrême droite Reconquête. Rachida Dati réplique:

"C'est celui qui m'a attaqué, m’a demandé de démissionner du ministère de la Justice parce que j’avais appelé ma fille Zohra, comme le prénom de maman. Donc voilà, ça en dit long."

Vient ensuite Gérard Larcher, président du Sénat, issu lui du parti de droite Les Républicains. Ce dernier avait évoqué une "ode à la levrette" en référence au hit "Djadja" de l'artiste franco malienne, qui cumule 950 millions de vues sur You Tube. "Il ne sait pas ce que c'est", s'amuse Rachida Dati sur Skyrock. "Je le respecte", dit-elle ensuite, appelant toutefois à ne "pas s'abaisser à ça".

Reste Marine Le Pen. La leader du Rassemblement national a mis en cause Aya Nakamura sur sa "tenue", sa "vulgarité" ou encore "le fait qu'elle ne chante pas français". Réponse de la ministre de la Culture à l'élue d'extrême droite: "La vulgarité est souvent dans les propos."

"Inacceptable"

Plus généralement, l'ancienne garde des Sceaux déplore à nouveau que des personnes prennent "la musique pour prétexte (...) pour pouvoir attaquer" Aya Nakamura "sur sa personne ou ce qu'elle est". "C'est inacceptable", dénonce Rachida Dati, qui souligne: "Là on est dans le délit, c’est du racisme pur et dur. Donc faut arrêter."

Le 29 février dernier, L'Express a indiqué qu'Aya Nakamura aurait évoqué avec Emmanuel Macron son éventuelle participation à la cérémonie d'ouverture des JO. Sans que les deux intéressés ne confirment cette rumeur par la suite. Depuis, l'extrême droite, mais pas que - en attestent les critiques de Gérard Larcher - s'en prend à cette dernière, dénonçant notamment ses libertés de langage avec la langue française.

Article original publié sur BFMTV.com