« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? » : Macron défendu par ses ministres

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POLITIQUE - C’est une phrase qui ne passe pas. « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? », a lancé Emmanuel Macron au cours de ses vœux aux Français le 31 décembre dernier, au moment de dresser le bilan de l’année passée. Et alors qu’écologistes et climatologues ont manqué de s’étrangler en entendant cette remarque, ministres et cadres de la Macronie montent désormais au créneau pour défendre le président.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, plusieurs membres du gouvernement ont tenté ces mardi 3 et mercredi 4 janvier d’expliciter la formule d’Emmanuel Macron, notamment en arguant du fait qu’il ne parlait pas de la crise climatique en tant que telle, mais plutôt de ses conséquences concrètes sur le quotidien des Français.

« Emmanuel Macron ne découvre pas le réchauffement climatique »

« Qui aurait pu prédire les feux à Brocéliande ? Qui aurait pu prédire les mégafeux tout près d’Arcachon ? », a donné comme exemple la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, sur France 5 mardi soir. « Non, Emmanuel Macron ne découvre pas le réchauffement climatique, » a-t-elle martelé.

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« C’est vrai que nous avons du mal à réaliser ce qu’est le changement climatique, a quant à lui expliqué le ministre de l’Économie Bruno le Maire sur France Inter ce mercredi. Je pense que dans cette année avec l’hiver très doux que nous passons, avec ce que nous avons connu comme catastrophes cette année, la prise de conscience collective sociétale est en train de se faire. »

Et le porte-parole du gouvernement Olivier Véran d’ajouter, au sortir du conseil des ministres : « Nous avons un président de la République, une majorité et un gouvernement pleinement conscients de l’enjeu -et on ne parle pas là de la préservation de la planète qui, elle, peut se passer d’humains-, mais bien de la préservation de l’Humanité ».

« On parle bien du président de la République qui vient d’obtenir un accord historique pour la biodiversité ? Du président qui s’est battu pour préserver 30% des mers et des sols d’ici 2030 ? Du président qui organise un sommet sur la protection des forêts avec les dirigeants africains d’ici quelques semaines ? (...) C’est de ce président de la République vous me demandez s’il est conscient de l’urgence climatique », a encore ajouté Olivier Véran, dans une longue énumération rhétorique destinée à vanter les mérites du chef de l’État en matière de protection de l’environnement.

Souvent critiqué pour la frilosité de son action en matière climatique, le chef de l’État avait aussi martelé pendant son discours des vœux que la France devait « gagner » la « bataille » de la « transition écologique », promettant pour cela d’« accélérer le déploiement des énergies renouvelables » en parallèle du « lancement de la construction de nouvelles centrales » nucléaires.

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