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Au Venezuela, Maduro déchaîne la “fureur bolivarienne” contre l’opposition

Depuis le début de la semaine, de nombreux QG de l’opposition vénézuélienne ont été tagués du slogan “Fureur bolivarienne”. Une menace explicite en référence au héros de la révolution Simón Bolivar, propagée par le président Nicolás Maduro et qui a pour but de matérialiser “un plan civique, militaire et policier pour faire face à toute menace terroriste”, selon le site d’information Efecto Cocuyo.

Lors de son discours annuel tenu devant le Congrès le 15 janvier, le dirigeant chaviste a annoncé avoir démantelé cinq conspirations visant à l’assassiner et à renverser le gouvernement, organisées par l’opposition vénézuélienne, des narcotrafiquants colombiens et des agences américaines.

Le parquet est ensuite passé des paroles aux actes en révélant lundi que 32 personnes, des civils et des militaires, avaient été arrêtées et que des mandats d’arrêt avaient été lancés contre 11 autres, dont une journaliste spécialiste des forces armées.

Des youtubeurs font aussi partie des personnes accusées “de tentative d’homicide […], conspiration, trahison, trafic d’armes et de munitions”, entre autres chefs d’accusation, rappelle le média El Estímulo.

De quoi éveiller des soupçons alors que débute une année électorale charnière, où le gouvernement chaviste, au pouvoir depuis 1999, s’est engagé à organiser un scrutin présidentiel libre en échange de la levée des sanctions américaines qui pèsent sur une économie en crise depuis une bonne décennie.

Le dilemme de Maduro

Mais Maduro fait aujourd’hui face à un dilemme, écrit depuis Caracas El País América, après que la candidate María Corina Machado a largement remporté les primaires de l’opposition en octobre :

“S’il refuse la participation de Machado, il devra organiser une élection que la communauté internationale ne reconnaîtra pas, grâce à laquelle il conservera le pouvoir mais ne retrouvera pas sa légitimité, alors que […] s’il dit qu’elle peut participer, il risque de perdre le pouvoir parce que le pays réclame un changement.”

Selon un sondage Delphos, 85 % des Vénézuéliens souhaitent un changement de gouvernement.

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