Au Sahel, les regards sont braqués vers Kaboul

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Des combattants talibans dans un véhicule de l'armée nationale afghane (ANA) dans une rue de Kandahar le 13 août 2021. 
Des combattants talibans dans un véhicule de l'armée nationale afghane (ANA) dans une rue de Kandahar le 13 août 2021.

Ce 18 août, cela fait un an jour pour jour que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a été chassé du pouvoir après des manifestations soutenues par les mouvements d?opposition, sur fond de lutte contre la corruption et face à l?impuissance de l?État pour contrer la violence. Cet anniversaire était l?occasion pour les Maliens de dresser un bilan de l?année écoulée, de faire le point sereinement sur les avancées et les attentes, mais les événements en Afghanistan, soit à plus de 8 000 kilomètres ont tout chamboulé. Pourquoi ? Parce qu?ils viennent cruellement rappeler au Mali qu?il est déjà passé tout près de ce scénario en 2012, lorsque les rebelles occupaient les deux tiers du territoire national et qu?il a fallu l?intervention de l?opération Serval pour pouvoir stopper leur progression. Neuf ans plus tard, le constat est amer, des villes entières du nord et du centre du Mali pourraient basculer aux mains des djihadistes et le spectre d?une chute de Bamako n?est pas à exclure surtout à l?aune du désengagement partiel français.

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Des parallèles évidents

Une des explications qui crédibilise de plus en plus le scénario afghan est l?absence de l?État sur l?ensemble du territoire malien, sans compter l?instabilité politique, la corruption endémique ou encore les insuffisances de l?armée malienne malgré le soutien de la communauté internationale.

De nombreux Maliens veulent croire que [...] Lire la suite

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