Au procès du 13-Novembre, avec les "oubliés" du Stade de France

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Il est des sentiments partagés, d’autres moins. Dans quelle catégorie se range celui qui suit ? Qu’importe, pénétrer dans la salle d’audience où sont jugés les auteurs - ce qu’il en reste - des attentats du 13-Novembre, provoque toujours la même sensation, celle d’une apnée. On y entre en prenant une grande inspiration, on en ressort, essoufflé, plusieurs heures plus tard.

Ce mardi marquait le début des auditions des parties civiles. Sur les plus de 2 000 constituées, quelque 350 ont demandé à s’exprimer. Un voyage dans le temps et dans les mémoires qui va durer cinq semaines ; et éprouver les cœurs. Avec une inconnue : celle du temps dont aura besoin chacun pour raconter la façon dont ils ont vécu les événements, les conséquences, encore aujourd’hui, sur leur vie personnelle et professionnelle. Leur colère, tristesse, désarroi. La palette des sentiments est aussi vaste que l’est ce procès fleuve.

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Au Stade de France, la première victime

"On en est à 350 auditions, je voudrais qu’on évite dans la mesure du possible la redite à la barre", lance le président Jean-Louis Périès alors que le témoignage des Gardes républicains présents ce soir-là au Stade de France est annoncé individuel, et non collectif, comme initialement envisagé. La formule est maladroite, et plusieurs victimes le relèvent.

Sur les 14 cavaliers de la gendarmerie présents aux abords de l’enceinte sportive, six vont témo...


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