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Au Liban, l’abondance d’Israéliens sur Tinder fait-elle partie d’une “guerre psychologique” ?

Que des profils d’Israéliens soient visibles sur Tinder à partir du Liban n’est pas étonnant en soi : certes, les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques, mais ils sont limitrophes, et l’application de rencontres fonctionne sur le principe de la géolocalisation.

Mais ce qui l’est davantage, c’est que certains de ces profils, qui se comptent par “dizaines”, sont localisés à l’intérieur du territoire libanais où, théoriquement, aucun ressortissant de l’État hébreu ne peut se trouver.

Alors, “brouillage GPS” ou “infiltration massive d’agents israéliens au Liban” ? s’interroge le quotidien libanais L’Orient-Le Jour. Et est-ce lié à la guerre entre Israël et le Hamas, dont le Hezbollah est aussi l’un des acteurs ?

“Les Israéliens ont toujours été présents sur Tinder au Liban. Mais jamais en abondance ni si proches”, explique une utilisatrice de l’application au journal francophone.

Selon des experts en cybersécurité cités par L’Orient-Le Jour, ces internautes israéliens, qui apparaissent “parfois armés ou en uniforme militaire”, ont sans doute recouru à des techniques permettant d’usurper des signaux GPS pour se localiser à un endroit où ils ne se trouvent pas réellement.

Technique d’espionnage

Mais pour quelle raison des Israéliens voudraient-ils apparaître dans les recherches Tinder au Liban ? Le motif n’est “pas évident”, mais la présence “massive” de ces profils “inquiète”.

Pour un des spécialistes, cela pourrait relever de “la guerre psychologique qu’Israël a tendance à mener au Liban”.

“Nous avons déjà eu affaire à des Israéliens non déclarés qui ont abordé des Libanais sur d’autres plateformes numériques, notamment Facebook et LinkedIn, et qui les ont piégés après avoir établi avec eux une relation de confiance afin d’obtenir des données sensibles. Cela pourrait également se produire sur Tinder.”

Une application à travers laquelle la géolocalisation “peut être exploitée à des fins de renseignement par des agents du Mossad” et dont les utilisateurs “partagent plus d’informations personnelles que sur d’autres plateformes”. Ces derniers mois, plusieurs médias ont expliqué que des espions russes utilisaient Tinder pour obtenir des renseignements sur la guerre en Ukraine, souligne L’Orient-Le Jour.

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